CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
composés du métabolisme intermédiaire et des sels minéraux. La partie insoluble
est représentée par des protéines de structure, le plus souvent fibreuses, et par des
particules de glycogène ou des gouttelettes de lipides.
L’existence dans le hyaloplasme de nombreuses molécules de grande taille, fibreuses
ou globulaires, donne à ce constituant des propriétés physiques assez comparables
à celles des colloïdes. Les macromolécules protéiques représentent la phase dispersée de ces colloïdes hyaloplasmiques; l’eau et les petites molécules dissoutes,
la phase de dispersion. Les macromolécules voisines peuvent, en outre, être
tenues les unes aux autres par des forces de types variés; si les forces qui les lient
sont fortes, le colloïde hyaloplasmique est visqueux et possède la consistance d’un
gel, on parle de plasma gel; si ces forces sont faibles, le colloïde hyaloplasmique est
liquide, il est comparable à un sol, on parle de plasma sol.
Dans les cellules vivantes, le hyaloplasme n’a pas la même consistance d’un point
à un autre; dans certaines régions il se comporte comme un plasma gel, dans
d’autres comme un plasma sol. Le hyaloplasme peut passer indifféremment
de l’état sol à l’état gel et vice-versa; ce phénomène appelé thixotropie traduit
des changements incessants dans les forces qui agissent sur les macromolécules
voisines de la phase dispersée.
2.3.1. CARREFOUR DES'VOIES METABOLIQUES
Rôles et activités physiologiques 2.3.
Le hyaloplasme est le milieu dans lequel baignent les divers organites cytoplasmiques qui y prélèvent les substances nécessaires à leur fonctionnement et y
rejettent certains de leurs déchets. Hyaloplasme et nucléoplasme sont les parties
de la cellule où s’effectue la quasi-totalité des réactions biochimiques. Aussi,
décrire par le menu les diverses activités biochimiques du hyaloplasme revient à
dresser la carte presque complète des diverses voies et des divers cycles métaboliques, ce qui est du domaine de la biochimie pure et sort du cadre de cet exposé.
Nous nous contenterons ici d’un exemple : celui du métabolisme des glucides
qui a fait l’objet de très nombreux travaux, en particulier chez les levures, les
cellules hépatiques et les cellules musculaires des mammifères. Nous verrons que
dégradation et synthèse des glucides se font par des voies métaboliques qui partent
toutes d’un carrefour commun : le glucose-6-phosphate. La dégradation du
glucose-6-phosphate en molécules plus petites s’accompagne d’une production
d’énergie chimique utilisée pour des synthèses, ou transformée en énergie mécanique. Certains des composés intermédiaires formés au cours de ces dégradations
sont également des composés intermédiaires utilisés pour la synthèse d’autres
constituants : lipides, protéines ou acides nucléiques; nous verrons également
que le glucose-6-phosphate est le point de départ de la synthèse d’un polymère
du glucose : le glycogène.
Si le hyaloplasme est le milieu cellulaire où se déploient les principales voies
métaboliques, c’est également le lieu où se produisent les transformations d’énergie
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composés du métabolisme intermédiaire et des sels minéraux. La partie insoluble
est représentée par des protéines de structure, le plus souvent fibreuses, et par des
particules de glycogène ou des gouttelettes de lipides.
L’existence dans le hyaloplasme de nombreuses molécules de grande taille, fibreuses
ou globulaires, donne à ce constituant des propriétés physiques assez comparables
à celles des colloïdes. Les macromolécules protéiques représentent la phase dispersée de ces colloïdes hyaloplasmiques; l’eau et les petites molécules dissoutes,
la phase de dispersion. Les macromolécules voisines peuvent, en outre, être
tenues les unes aux autres par des forces de types variés; si les forces qui les lient
sont fortes, le colloïde hyaloplasmique est visqueux et possède la consistance d’un
gel, on parle de plasma gel; si ces forces sont faibles, le colloïde hyaloplasmique est
liquide, il est comparable à un sol, on parle de plasma sol.
Dans les cellules vivantes, le hyaloplasme n’a pas la même consistance d’un point
à un autre; dans certaines régions il se comporte comme un plasma gel, dans
d’autres comme un plasma sol. Le hyaloplasme peut passer indifféremment
de l’état sol à l’état gel et vice-versa; ce phénomène appelé thixotropie traduit
des changements incessants dans les forces qui agissent sur les macromolécules
voisines de la phase dispersée.
2.3.1. CARREFOUR DES'VOIES METABOLIQUES
Rôles et activités physiologiques 2.3.
Le hyaloplasme est le milieu dans lequel baignent les divers organites cytoplasmiques qui y prélèvent les substances nécessaires à leur fonctionnement et y
rejettent certains de leurs déchets. Hyaloplasme et nucléoplasme sont les parties
de la cellule où s’effectue la quasi-totalité des réactions biochimiques. Aussi,
décrire par le menu les diverses activités biochimiques du hyaloplasme revient à
dresser la carte presque complète des diverses voies et des divers cycles métaboliques, ce qui est du domaine de la biochimie pure et sort du cadre de cet exposé.
Nous nous contenterons ici d’un exemple : celui du métabolisme des glucides
qui a fait l’objet de très nombreux travaux, en particulier chez les levures, les
cellules hépatiques et les cellules musculaires des mammifères. Nous verrons que
dégradation et synthèse des glucides se font par des voies métaboliques qui partent
toutes d’un carrefour commun : le glucose-6-phosphate. La dégradation du
glucose-6-phosphate en molécules plus petites s’accompagne d’une production
d’énergie chimique utilisée pour des synthèses, ou transformée en énergie mécanique. Certains des composés intermédiaires formés au cours de ces dégradations
sont également des composés intermédiaires utilisés pour la synthèse d’autres
constituants : lipides, protéines ou acides nucléiques; nous verrons également
que le glucose-6-phosphate est le point de départ de la synthèse d’un polymère
du glucose : le glycogène.
Si le hyaloplasme est le milieu cellulaire où se déploient les principales voies
métaboliques, c’est également le lieu où se produisent les transformations d’énergie
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