HYALOPLASME
régions où elles apparaissent abondantes après fixation sont fortement biréfringentes in vivo.
Structures granulaires
Nous avons vu qu’il existe indépendamment de ces structures fibreuses du hyaloplasme des structures granulaires. Dans les cellules animales, on rencontre souvent des particules de 500 Â de diamètre, dont le contraste aux électrons est fortement augmenté par les sels de plomb, ce sont des particules de glycogène (fig. 22).
On peut également observer dans la plupart des cellules des inclusions lipidiques
qui forment des gouttelettes de tailles variées.
Constitution chimique 2.2.
2.2.1. ETUDE IN SITU
Les méthodes cytochimiques permettent la mise en évidence des régions hyaloplasmiques riches en certains composés, glycogène, lipides ou protéines par exemple ;
dans ce dernier cas, les méthodes d'immuno-fluorescence sont celles qui donnent
les renseignements les plus précis.
2.2.2. ISOLEMENT ET EXTRACTION DE CERTAINS CONSTITUANTS HYALOPLASMIQUES
Les méthodes d’ultracentrifugation différentielle, utilisées pour isoler les divers organites
cytoplasmiques, laissent dans le surnageant la partie soluble du hyaloplasme à l’état très
dilué. Les analyses de ce surnageant permettent donc de connaître la constitution chimique
de cette partie soluble du hyaloplasme. Quant aux constituants insolubles, filaments ou
granules, ils sont plus difficiles à étudier car, au cours des centrifugations, ils se sédimentent
en général avec les organites. Cependant, lorsque ces constituants sont abondants il
est possible d’obtenir des fractions assez pures de glycogène particulaire, de gouttes de
lipides ou de myofilaments.
L’étude des constituants insolubles peut également être faite en traitant les cellules par
des solutions salines qui extraient, de manière sélective, certaines structures fibreuses du
hyaloplasme; cette dernière méthode a été très employée pour l’analyse des structures
filamenteuses liées aux mouvements cellulaires.
2.2.3. ANALYSE CHIMIQUE
Les diverses méthodes dont nous venons de donner le principe permettent de
connaître la constitution du hyaloplasme, mais il est toujours difficile de savoir
si les constituants trouvés existent réellement dans le hyaloplasme des cellules,
ou s’ils proviennent des organites cytoplasmiques. Inversement, certains constituants du hyaloplasme ont pu être adsorbé à la surface des organites qui ont été
sédimentés et, dans ce cas, ils ne se retrouvent plus dans le surnageant.
Les analyses du hyaloplasme montrent que cette partie de la cellule est très riche
en eau, 85 °/o en moyenne, et que les protéines représentent ensuite le constituant
le plus abondant. Ces protéines sont ou bien des protéines de structure, ou bien
des protéines solubles, parmi lesquelles de nombreuses enzymes.
Le hyaloplasme contient en outre divers ARN, ARN-M et ARN-T, qui
représentent 10 à 20 % de l’ARN total de la cellule. On y trouve également des
sucres, des acides aminés, des nucléosides, des nucléotides, de très nombreux
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