hyaloplasme
chimique en énergie mécanique, transformations génératrices des divers mouvements cellulaires. Enfin, nous verrons que par certains de ses constituants, le
hyaloplasme contribue au maintien de la forme cellulaire.
2.3.1.1. Voies métaboliques du glucose-6-phosphate
Le glucose-6-phosphate est le point de départ de plusieurs voies métaboliques
qui conduisent à la dégradation de la molécule, ou à la synthèse de molécules
plus importantes. Le glucose-6-phosphate est obtenu soit directement, à partir du
glucose au moyen d’une phosphorylation par l’ATP, soit indirectement, à partir
du glycogène par phosphorolyse au niveau de la liaison 1-4 du glucose situé à
l’extrémité de la chaîne. Cette phosphorolyse, qui détache du glucose un phosphate, est suivie d’une isomérisation en glucose-6-phosphate. Le glucose-6phosphate, obtenu de l’une ou l’autre source, peut suivre plusieurs voies métaboliques de dégradation, les deux plus importantes étant la glycolyse et la voie des
pentoses. La glycolyse conduit à la formation d’acide pyruvique, la voie des pentoses à la formation de sucres en C5. Les voies de synthèses prennent naissance
soit directement, à partir du glucose-6-phosphate pour donner du glycogène,
soit à partir de composés intermédiaires apparus au cours des dégradations.
Glycolyse
On appelle encore cette voie de dégradation du glucose la voie de Embden et
Meyerhof, du nom des deux principaux biochimistes qui ont construit ce schéma,
à l’édification duquel ont grandement contribué en outre Robison, Neuberg,
Warburg, Parnas et les Cori. A partir du glucose-6-phosphate, diverses étapes
conduisent à la formation de deux molécules d’acide pyruvique (fig. 23). Il faut
d’abord remarquer que la glycolyse ne nécessite pas d’oxygène, c’est une voie
entièrement anaérobie. Sans entrer dans le détail des réactions qui sont catalysées
chacune par une enzyme spécifique, dressons le bilan de l’ensemble.
Le glucose-6-phosphate, après isomérisation en fructose-6-phosphate, est phosphorylé par l’ATP en donnant du fructose-1, 6-diphosphate; cette étape consomme
donc une molécule d’ATP qui est transformée en ADP. A l’étape suivante le
fructose diphosphate se clive en deux molécules de triosephosphates : la phosphodihydroxyacétone et le phosphoglycéraldéhyde.
Ensuite a lieu l’oxydation du phosphoglycéraldéhyde, en présence de NAD qui
est réduite en NADH2; cette réaction, couplée avec une phosphorylation par
l’acide phosphorique, donne l’acide diphospho-l,3-glycérique. Au cours des
réactions qui de l’acide diphosphoglycérique conduisent à l’acide pyruvique, il y a
régénération de deux molécules d’ATP par molécule d’acide pyruvique formée.
La glycolyse a donc consommé une molécule d’ATP lors de la phosphorylation
du glucose-6-phosphate, mais quatre ont été régénérées au cours de la formation
des deux molécules d’acide pyruvique provenant des deux trioses. Le bilan est
donc de trois molécules d’ATP formées pour une molécule de glucose-6-phos49
chimique en énergie mécanique, transformations génératrices des divers mouvements cellulaires. Enfin, nous verrons que par certains de ses constituants, le
hyaloplasme contribue au maintien de la forme cellulaire.
2.3.1.1. Voies métaboliques du glucose-6-phosphate
Le glucose-6-phosphate est le point de départ de plusieurs voies métaboliques
qui conduisent à la dégradation de la molécule, ou à la synthèse de molécules
plus importantes. Le glucose-6-phosphate est obtenu soit directement, à partir du
glucose au moyen d’une phosphorylation par l’ATP, soit indirectement, à partir
du glycogène par phosphorolyse au niveau de la liaison 1-4 du glucose situé à
l’extrémité de la chaîne. Cette phosphorolyse, qui détache du glucose un phosphate, est suivie d’une isomérisation en glucose-6-phosphate. Le glucose-6phosphate, obtenu de l’une ou l’autre source, peut suivre plusieurs voies métaboliques de dégradation, les deux plus importantes étant la glycolyse et la voie des
pentoses. La glycolyse conduit à la formation d’acide pyruvique, la voie des pentoses à la formation de sucres en C5. Les voies de synthèses prennent naissance
soit directement, à partir du glucose-6-phosphate pour donner du glycogène,
soit à partir de composés intermédiaires apparus au cours des dégradations.
Glycolyse
On appelle encore cette voie de dégradation du glucose la voie de Embden et
Meyerhof, du nom des deux principaux biochimistes qui ont construit ce schéma,
à l’édification duquel ont grandement contribué en outre Robison, Neuberg,
Warburg, Parnas et les Cori. A partir du glucose-6-phosphate, diverses étapes
conduisent à la formation de deux molécules d’acide pyruvique (fig. 23). Il faut
d’abord remarquer que la glycolyse ne nécessite pas d’oxygène, c’est une voie
entièrement anaérobie. Sans entrer dans le détail des réactions qui sont catalysées
chacune par une enzyme spécifique, dressons le bilan de l’ensemble.
Le glucose-6-phosphate, après isomérisation en fructose-6-phosphate, est phosphorylé par l’ATP en donnant du fructose-1, 6-diphosphate; cette étape consomme
donc une molécule d’ATP qui est transformée en ADP. A l’étape suivante le
fructose diphosphate se clive en deux molécules de triosephosphates : la phosphodihydroxyacétone et le phosphoglycéraldéhyde.
Ensuite a lieu l’oxydation du phosphoglycéraldéhyde, en présence de NAD qui
est réduite en NADH2; cette réaction, couplée avec une phosphorylation par
l’acide phosphorique, donne l’acide diphospho-l,3-glycérique. Au cours des
réactions qui de l’acide diphosphoglycérique conduisent à l’acide pyruvique, il y a
régénération de deux molécules d’ATP par molécule d’acide pyruvique formée.
La glycolyse a donc consommé une molécule d’ATP lors de la phosphorylation
du glucose-6-phosphate, mais quatre ont été régénérées au cours de la formation
des deux molécules d’acide pyruvique provenant des deux trioses. Le bilan est
donc de trois molécules d’ATP formées pour une molécule de glucose-6-phos49
