BACTÉRIOPHAGES
Mais, cette fixation devient rapidement irréversible, la structure du phage se modifiant au contact de la bactérie (2 fig. 150).
Une enzyme, auparavant masquée dans la queue du phage, se démasque et entre
en action. Cette enzyme de pénétration va s’attaquer aux liaisons glycosidiques
qui assurent la cohésion de la partie mucoprotéique de la paroi bactérienne, ménageant ainsi une zone de moindre résistance \
Injection de l’ADN
A la suite de l’intervention de l’enzyme de pénétration, la paroi bactérienne se
disloque localement et des éléments appartenant à cette paroi et au cytoplasme
sous-jacent se trouvent libérés dans le milieu.
On assiste, par ailleurs, à une contraction de la queue du phage (3 fig. 150 et fig. 151 ).
1. Si on fixe trop de phages (une centaine par bactérie, par exemple), les dislocations sont si
nombreuses que la bactérie éclate. On parle alors de « lyse par le dehors ».
paroi
bactérienne
sphéroplaste
FIGURE 149
Les récepteurs cellulaires du bactériophage T2. Si l’on dépouille la cellule d’une E. coli de sa paroi et
si l’on met ces deux constituants (sphéroplaste et paroi) en contact avec une suspension de virions du
bactériophage T2, on constate que ces virions ne s’adsorbent que sur les parois bactériennes et pas sur
les sphéroplastes. Les récepteurs cellulaires du bactériophage T2 sont donc situés dans la paroi bactérienne.
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