4
1
absorption
réversible
FIGURE 150
3
2
enzyme de pénétration
absorption irréversible
attaque de la paroi
bactérienne
perforation de la paroi
bactérienne
et contraction
de la queue
injection de l'ADN
du phage
Le mécanisme de l'injection de l'ADN viral par un virion du bactériophage T2. Le virion s’adsorbe sur
la paroi bactérienne par l’intermédiaire de sa plaque et de ses fibres caudales. L’adsorption devient
rapidement irréversible et l’enzyme de pénétration s’attaque aux liaisons assurant la cohésion de la
paroi cellulaire. Le manchon entourant l’axe tubulaire de la queue se contracte et insère ce tube entre les
éléments disloqués de la paroi. L’ADN viral est alors injecté par ce canal.
L’axe tubulaire de celle-ci s’insère dans la paroi bactérienne, à travers la zone
de moindre résistance, et le contenu de la tête du phage s’injecte dans la bactérie
(4 fig. 150), laissant à l’extérieur une « dépouille » constituée par la tête et la
queue du phage.
Le matériel injecté n’est autre que l’ADN du phage comme le montre une élégante
expérience (Hershey et Chase 1952). On marque soit l’ADN d’un lot de phage,
à l’aide de 32P radioactif, soit les protéines, à l’aide de 35S également radioactif.
Le début de l’infection se déroule et on sépare brutalement, par agitation mécanique, « dépouilles » et bactéries infectées, (fig. 152).
On constate alors que tout l’ADN viral marqué est contenu dans les bactéries
et que toutes les protéines virales restent à l’extérieur, dans les « dépouilles ».
Le fait que seul l’ADN viral soit injecté, mais qu’on n’en récoltera pas moins,
à la fin du cycle, des virions complets, souligne le rôle fondamental de l’ADN,
détenteur de toute l’information nécessaire à la synthèse du virion.
233. PHASE O’ECUPSE
La pénétration de l’ADN marque une dissociation des constituants du phage
et on peut considérer que celui-ci a cessé d’exister en tant qu’entité indépendante.
Ceci correspond à la phase d’éclipse. On dit que le phage entre en phase végétative et on parle alors de phage végétatif.
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absorption irréversible
attaque de la paroi
bactérienne
perforation de la paroi
bactérienne
et contraction
de la queue
injection de l'ADN
du phage
Le mécanisme de l'injection de l'ADN viral par un virion du bactériophage T2. Le virion s’adsorbe sur
la paroi bactérienne par l’intermédiaire de sa plaque et de ses fibres caudales. L’adsorption devient
rapidement irréversible et l’enzyme de pénétration s’attaque aux liaisons assurant la cohésion de la
paroi cellulaire. Le manchon entourant l’axe tubulaire de la queue se contracte et insère ce tube entre les
éléments disloqués de la paroi. L’ADN viral est alors injecté par ce canal.
L’axe tubulaire de celle-ci s’insère dans la paroi bactérienne, à travers la zone
de moindre résistance, et le contenu de la tête du phage s’injecte dans la bactérie
(4 fig. 150), laissant à l’extérieur une « dépouille » constituée par la tête et la
queue du phage.
Le matériel injecté n’est autre que l’ADN du phage comme le montre une élégante
expérience (Hershey et Chase 1952). On marque soit l’ADN d’un lot de phage,
à l’aide de 32P radioactif, soit les protéines, à l’aide de 35S également radioactif.
Le début de l’infection se déroule et on sépare brutalement, par agitation mécanique, « dépouilles » et bactéries infectées, (fig. 152).
On constate alors que tout l’ADN viral marqué est contenu dans les bactéries
et que toutes les protéines virales restent à l’extérieur, dans les « dépouilles ».
Le fait que seul l’ADN viral soit injecté, mais qu’on n’en récoltera pas moins,
à la fin du cycle, des virions complets, souligne le rôle fondamental de l’ADN,
détenteur de toute l’information nécessaire à la synthèse du virion.
233. PHASE O’ECUPSE
La pénétration de l’ADN marque une dissociation des constituants du phage
et on peut considérer que celui-ci a cessé d’exister en tant qu’entité indépendante.
Ceci correspond à la phase d’éclipse. On dit que le phage entre en phase végétative et on parle alors de phage végétatif.
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