PERMÉABILITÉ ET EXCITABILITÉ CELLULAIRES
L’axone géant de calmar s’est révélé d’ailleurs, une fois de plus, un matériel
biologique de choix pour l’étude des relations entre le métabolisme des composés
phosphorés riches en énergie et les phénomènes de transport actif d’ions, comme
il a été décrit plus haut (voir p. 211).
L’étude des mécanismes cellulaires, qui sont à l’origine de l’initiation et de la
transmission des influx nerveux, nous a montré comment les fibres nerveuses
savent mettre à profit l’énergie potentielle représentée par les différences de
concentration ionique entre milieu intra et extracellulaire. Cette énergie potentielle est libérée par « quanta », grâce à la modulation originale des propriétés de
perméabilité de la membrane nerveuse aux ions sodium et potassium, tandis que
les processus régénérateurs de cette énergie potentielle ne sont pas, dans leur
essence, différents des mécanismes très généraux qui assurent le maintien des
ions Na+ dans leur grande majorité, hors du milieu intracellulaire.
Certes les mécanismes biochimiques provoquant les variations de perméabilité
observées au cours du potentiel d’action sont encore loin d’être élucidés. Néanmoins, des théories se font jour, et il est hautement probable que, grâce aux efforts
de nombreuses équipes, l’on pourra, dans un avenir relativement proche, donner
une description, à l'échelle des constituants chimiques de la membrane cellulaire,
des modifications de perméabilité ioniques importantes, rapides et réversibles,
qui permettent la transmission de messages dans ce réseau complexe que constitue
le système nerveux des vertébrés supérieurs.
L’axone géant de calmar s’est révélé d’ailleurs, une fois de plus, un matériel
biologique de choix pour l’étude des relations entre le métabolisme des composés
phosphorés riches en énergie et les phénomènes de transport actif d’ions, comme
il a été décrit plus haut (voir p. 211).
L’étude des mécanismes cellulaires, qui sont à l’origine de l’initiation et de la
transmission des influx nerveux, nous a montré comment les fibres nerveuses
savent mettre à profit l’énergie potentielle représentée par les différences de
concentration ionique entre milieu intra et extracellulaire. Cette énergie potentielle est libérée par « quanta », grâce à la modulation originale des propriétés de
perméabilité de la membrane nerveuse aux ions sodium et potassium, tandis que
les processus régénérateurs de cette énergie potentielle ne sont pas, dans leur
essence, différents des mécanismes très généraux qui assurent le maintien des
ions Na+ dans leur grande majorité, hors du milieu intracellulaire.
Certes les mécanismes biochimiques provoquant les variations de perméabilité
observées au cours du potentiel d’action sont encore loin d’être élucidés. Néanmoins, des théories se font jour, et il est hautement probable que, grâce aux efforts
de nombreuses équipes, l’on pourra, dans un avenir relativement proche, donner
une description, à l'échelle des constituants chimiques de la membrane cellulaire,
des modifications de perméabilité ioniques importantes, rapides et réversibles,
qui permettent la transmission de messages dans ce réseau complexe que constitue
le système nerveux des vertébrés supérieurs.
