PERMÉABILITÉ ET EXCITABILITÉ CELLULAIRES
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sens de la propagation
FIGURE 136
En haut : Conduction de l’influx nerveux le long d’une fibre non myélinisée. L’inversion de potentiel,
caractéristique du potentiel d’action, provoque entre A et les points voisins B et C l’apparition de courants électriques locaux. Du fait de l’existence de la période réfractaire, seule la dépolarisation exercée
au point B conduit à l’initiation d’un potentiel d’action.
En bas : Conduction de l’influx nerveux le long d’une fibre myélinisée. Les courants de court-circuit
entre A et les points voisins B et C ne peuvent s’appliquer qu’au niveau des étranglements de Ranvier
(R). La propagation de l’influx nerveux s’effectue alors de façon saltatoire.
versible. Le retour rapide du potentiel de membrane à sa valeur initiale en A
provoque l’interruption de ces courants locaux, ce qui assure, après un bref délai,
la possibilité de propagation d’un nouveau signal.
2.3.3. PROPAGATION DU POTENTIEL D'ACTION LE LONG DES FIBRES MYELINISEES : LA CONDUCTION SALTATOIRE
La plupart des fibres du système nerveux central, chez les mammifères, sont isolées
du milieu extracellulaire par,une couche de myéline, qui entoure les fibres d’un
manchon continu; les seules solutions de continuité de ce manchon sont constituées par les « étranglements de Ranvier » qui jalonnent, tous les millimètres
environ, le parcours des fibres nerveuses et assurent à ce niveau un contact entre
la membrane axoplasmique et le milieu extracellulaire. Cette couche de myéline
réalise un véritable isolement électrique des fibres nerveuses et la propagation
du potentiel d’action ne peut pas s’effectuer de proche en proche, comme dans le
cas des fibres non myélinisées; nous avons précisé ci-dessus le rôle essentiel joué
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