Perméabilité et irritabilité IV
cellulaire
1. Perméabilité de la membrane et échanges cellulaires
La cellule, unité structurale de tout être vivant, est séparée du reste de l’organisme
par une barrière dont l’efficacité est bien mise en évidence par les différences de
composition que l’on peut observer entre le milieu cellulaire et le milieu ambiant.
Ces différences de composition ne peuvent résulter d’une imperméabilité complète
de la membrane plasmique. Au contraire, les différentes fonctions des cellules
impliquent une perméabilité sélective, variant suivant le type de cellule considéré
et dans certains cas susceptible d’évoluer au cours du temps.
Comme tout système qui se développe, se reproduit ou exécute un certain travail,
la cellule est amenée à importer continuellement des matières premières et à
éliminer les produits de déchet de son activité.
Dans certains cas, c’est sa spécialisation propre au sein de l’organisme qui requiert
des échanges particulièrement intenses à travers sa membrane : citons en exemple,
les cellules sécrétrices glandulaires, ou encore certains types de cellules épithéliales
(cellules tubulaires rénales, muqueuses gastrique ou intestinale), qui séparent
deux compartiments de l’organisme et contrôlent tous les échanges existant entre
eux.
Enfin, l’activité physiologique de nombreuses cellules s’accompagne de phénomènes électriques membranaires. Ceux-ci, comme nous le verrons, ne peuvent
résulter que de mouvements préférentiels de certains ions à travers la membrane
cellulaire. C’est essentiellement sur l’existence de telles perméabilités sélectives,
et sur leur modulation au cours du temps, que reposent les théories modernes
de la conduction de l’influx nerveux.
Si les différences de composition entre milieux inter- et intracellulaire, suggèrent
une perméabilité restreinte de la membrane plasmique, il faut cependant remarquer
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