CENTRIOLES ET DÉRIVÉS CENTRIOLAIRES
Ondulation flagellaire
FIGURE 97
Schéma des battements ciliaires et des ondulations fiagellaires. Ces mouvements provoquent un déplacement relatif du milieu extracellulaire par rapport à la cellule, déplacement dont le sens est indiqué
par les flèches rouges.
Les données morphologiques et biochimiques que l’on possède actuellement ne
permettent pas encore de comprendre le mécanisme des contractions qui provoquent les battements ciliaires. 11 existe certes des analogies entre ces systèmes
contractiles et les myofibrilles. La spermosine isolée à partir des flagelles de spermatozoïdes possède une propriété ATPasique comme la myosine, mais on ne
sait où elle est localisée (tubules périphériques ou centraux, fibres secondaires?).
A partir de cils isolés d’un protozoaire cilié (Tetrahymena), on a également pu
extraire une protéine contractile : la dynéine (Gibbons, 1962-1965) dont les propriétés sont comparables à celles de la myxomyosine (protéine contractile extraite
des myxomycètes, voir plus haut, p. 66). Les petites expansions, ou bras, qui
sont situées sur les tubules périphériques semblent constituées par cette protéine.
Traités par la glycérine, cils ou flagelles battent à nouveau rythmiquement si on
ajoute de l’ATP. Les myofibrilles glycérinées se contractent également lorsqu’on
ajoute de l’ATP, mais il n'y a alors qu'une contraction et non pas des contractions
et des relaxations successives comme dans le cas des cils.
Les expériences de microdissection montrent que le déclenchement de la contraction vient du centriole qui forme la base des cils ou des flagelles. Worley (1941)
a pu le démontrer sur les cellules épithéliales de l'intestin de mollusque. Ces cellules, comme celles des branchies de la moule, possèdent un tapis de cils sur leur
face bordant la cavité digestive. En coupant la cellule parallèlement à la surface
ciliaire, Worley a vu les battements s'arrêter si la section passait par les cinétosomes (fig. 98); en coupant les cellules à un niveau plus profond, on voit les
battements persister, mais ils ne sont plus coordonnés.
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Ondulation flagellaire
FIGURE 97
Schéma des battements ciliaires et des ondulations fiagellaires. Ces mouvements provoquent un déplacement relatif du milieu extracellulaire par rapport à la cellule, déplacement dont le sens est indiqué
par les flèches rouges.
Les données morphologiques et biochimiques que l’on possède actuellement ne
permettent pas encore de comprendre le mécanisme des contractions qui provoquent les battements ciliaires. 11 existe certes des analogies entre ces systèmes
contractiles et les myofibrilles. La spermosine isolée à partir des flagelles de spermatozoïdes possède une propriété ATPasique comme la myosine, mais on ne
sait où elle est localisée (tubules périphériques ou centraux, fibres secondaires?).
A partir de cils isolés d’un protozoaire cilié (Tetrahymena), on a également pu
extraire une protéine contractile : la dynéine (Gibbons, 1962-1965) dont les propriétés sont comparables à celles de la myxomyosine (protéine contractile extraite
des myxomycètes, voir plus haut, p. 66). Les petites expansions, ou bras, qui
sont situées sur les tubules périphériques semblent constituées par cette protéine.
Traités par la glycérine, cils ou flagelles battent à nouveau rythmiquement si on
ajoute de l’ATP. Les myofibrilles glycérinées se contractent également lorsqu’on
ajoute de l’ATP, mais il n'y a alors qu'une contraction et non pas des contractions
et des relaxations successives comme dans le cas des cils.
Les expériences de microdissection montrent que le déclenchement de la contraction vient du centriole qui forme la base des cils ou des flagelles. Worley (1941)
a pu le démontrer sur les cellules épithéliales de l'intestin de mollusque. Ces cellules, comme celles des branchies de la moule, possèdent un tapis de cils sur leur
face bordant la cavité digestive. En coupant la cellule parallèlement à la surface
ciliaire, Worley a vu les battements s'arrêter si la section passait par les cinétosomes (fig. 98); en coupant les cellules à un niveau plus profond, on voit les
battements persister, mais ils ne sont plus coordonnés.
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