CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
a) Expérience de microdissection sur des cellules épithéliales d’intestin de mollusque. De la base des
cinétosomes partent des racines ciliaires qui convergent dans la région du noyau. En coupant les cinétosomes (1) les battements ciliaires s’arrêtent; en coupant les racines ciliaires (2) les battements ne
sont plus coordonnés (d’après L. CG Worley, 1941). b) Racines ciliaires chez un protozoaire (Trichodyne). On voit trois cinétosomes cilifères ci; de la base des cinétosomes partent des racines ciliaires rc
qui convergent vers une région du hyaloplasme renfermant des plaques squelettiques Psq. Remarquer
à côté des cinétosomes cilifères un cinétosome non cilifère (flèche); X 16 000 (cliché P. Favard,
N. Carasso et E. Fauré-Fremiet, 1963).
Cette dernière observation nous conduit au problème posé par la coordination
des battements des cils d'une même cellule. En effet, dans les cellules qui possèdent
de très nombreux cils (cellules épithéliales de branchies ou d’intestin de mollusque,
cellules épithéliales de la trachée, protozoaires ciliés, etc.), la disposition ciliaire
est régulière; on observe des rangées successives de cils ou cinéties et, pour une
même rangée, chaque cil commence son battement un peu après celüi qui le
précède et un peu avant celui qui le suit (fig. 99); on dit alors que le rythme des
battements est métachronal, par opposition aux cas exceptionnels où tous les cils
battent en même temps et où le rythme est isochronal. Pour reprendre une image
très souvent employée, on peut dire que le rythme métachronal des battements
donne aux surfaces ciliaires l’aspect de champs de blé ondulant sous le vent.
Le déclenchement coordonné des battements n’est pas expliqué; on pense (Sleigh,
1957) que chaque cil déclenche la contraction du suivant, et qu’il n’existe pas,
dans la cellule, un centre moteur commandant les cils les uns après les autres.
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a) Expérience de microdissection sur des cellules épithéliales d’intestin de mollusque. De la base des
cinétosomes partent des racines ciliaires qui convergent dans la région du noyau. En coupant les cinétosomes (1) les battements ciliaires s’arrêtent; en coupant les racines ciliaires (2) les battements ne
sont plus coordonnés (d’après L. CG Worley, 1941). b) Racines ciliaires chez un protozoaire (Trichodyne). On voit trois cinétosomes cilifères ci; de la base des cinétosomes partent des racines ciliaires rc
qui convergent vers une région du hyaloplasme renfermant des plaques squelettiques Psq. Remarquer
à côté des cinétosomes cilifères un cinétosome non cilifère (flèche); X 16 000 (cliché P. Favard,
N. Carasso et E. Fauré-Fremiet, 1963).
Cette dernière observation nous conduit au problème posé par la coordination
des battements des cils d'une même cellule. En effet, dans les cellules qui possèdent
de très nombreux cils (cellules épithéliales de branchies ou d’intestin de mollusque,
cellules épithéliales de la trachée, protozoaires ciliés, etc.), la disposition ciliaire
est régulière; on observe des rangées successives de cils ou cinéties et, pour une
même rangée, chaque cil commence son battement un peu après celüi qui le
précède et un peu avant celui qui le suit (fig. 99); on dit alors que le rythme des
battements est métachronal, par opposition aux cas exceptionnels où tous les cils
battent en même temps et où le rythme est isochronal. Pour reprendre une image
très souvent employée, on peut dire que le rythme métachronal des battements
donne aux surfaces ciliaires l’aspect de champs de blé ondulant sous le vent.
Le déclenchement coordonné des battements n’est pas expliqué; on pense (Sleigh,
1957) que chaque cil déclenche la contraction du suivant, et qu’il n’existe pas,
dans la cellule, un centre moteur commandant les cils les uns après les autres.
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