MAÎTRISER LES ENJEUX SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES
La fiabilité de l’emprunteur, qui doit être persuadé du caractère obligatoire
du remboursement des sommes empruntées, doit notamment être soigneusement vérifiée.
Il faut aussi se méfier des petits systèmes d’épargne-crédit, très à la mode
actuellement. Ils constituent un outil très intéressant pour favoriser des dynamique de développement local mais on ne s’improvise pas banquier. Mieux
vaut essayer de travailler avec des organismes professionnels qui maîtrisent
bien ce domaine (du type Coopec ou autres structures de crédit solidaire) plutôt
que se lancer seul dans cette aventure, quand on ne possède pas la maîtrise
professionnelle de ce type d’intervention.
Ces petits plans de crédit locaux articulés à des projets d’amélioration
technique de la conservation et de la transformation du poisson doivent être
conçus en liaision étroite avec les systèmes de crédit existants. Ils ne doivent
pas s’y substituer mais renforcer leur efficacité en les aidant à développer des
services financiers adaptés (d’épargne, de crédit, de conseil en gestion) auprès
des communautés de pêcheurs et de transformatrices du poisson.
Vérifier la rentabilité de l’investissement proposé
Aucune innovation ne peut être appropriée pas ses utilisateurs si elle n’est
pas rentable, c’est-à-dire si les coûts de l’investissement sont supérieurs aux
revenus supplémentaires dégagés grâce à la nouvelle technologie.
Il faut donc vérifier que les coûts de production seront effectivement inférieurs aux bénéfices des ventes.
Le premier travail consiste donc à évaluer très précisément les coûts de
production. Les coûts de production comprennent les coûts annuels fixes et ceux
qui varient en fonction du niveau de production.
Coûts fixes et coûts variables
Pour déterminer les coûts fixes, il faut tout d’abord évaluer la valeur des
investissements initiaux (terrains, bâtiments, installations, matériel, etc.) et en
fixer la durée d’utilisation.
Les coûts annuels fixes comprennent :
- les amortissements des biens mobiliers et immobiliers. Pour les calculer,
on considère le prix d’achat et la longévité probable. Ainsi l’amortissement d un matériel ayant coûté 15 000 000 de Francs cfa, et ayant une
durée d’utilisation probable de 8 ans, sera amorti à raison de 8 % (de la
valeur d’achat) par an ;
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La fiabilité de l’emprunteur, qui doit être persuadé du caractère obligatoire
du remboursement des sommes empruntées, doit notamment être soigneusement vérifiée.
Il faut aussi se méfier des petits systèmes d’épargne-crédit, très à la mode
actuellement. Ils constituent un outil très intéressant pour favoriser des dynamique de développement local mais on ne s’improvise pas banquier. Mieux
vaut essayer de travailler avec des organismes professionnels qui maîtrisent
bien ce domaine (du type Coopec ou autres structures de crédit solidaire) plutôt
que se lancer seul dans cette aventure, quand on ne possède pas la maîtrise
professionnelle de ce type d’intervention.
Ces petits plans de crédit locaux articulés à des projets d’amélioration
technique de la conservation et de la transformation du poisson doivent être
conçus en liaision étroite avec les systèmes de crédit existants. Ils ne doivent
pas s’y substituer mais renforcer leur efficacité en les aidant à développer des
services financiers adaptés (d’épargne, de crédit, de conseil en gestion) auprès
des communautés de pêcheurs et de transformatrices du poisson.
Vérifier la rentabilité de l’investissement proposé
Aucune innovation ne peut être appropriée pas ses utilisateurs si elle n’est
pas rentable, c’est-à-dire si les coûts de l’investissement sont supérieurs aux
revenus supplémentaires dégagés grâce à la nouvelle technologie.
Il faut donc vérifier que les coûts de production seront effectivement inférieurs aux bénéfices des ventes.
Le premier travail consiste donc à évaluer très précisément les coûts de
production. Les coûts de production comprennent les coûts annuels fixes et ceux
qui varient en fonction du niveau de production.
Coûts fixes et coûts variables
Pour déterminer les coûts fixes, il faut tout d’abord évaluer la valeur des
investissements initiaux (terrains, bâtiments, installations, matériel, etc.) et en
fixer la durée d’utilisation.
Les coûts annuels fixes comprennent :
- les amortissements des biens mobiliers et immobiliers. Pour les calculer,
on considère le prix d’achat et la longévité probable. Ainsi l’amortissement d un matériel ayant coûté 15 000 000 de Francs cfa, et ayant une
durée d’utilisation probable de 8 ans, sera amorti à raison de 8 % (de la
valeur d’achat) par an ;
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