MAÎTRISER LES ENJEUX SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES
A. Honyoui, au Bénin, explique comment elle a d’abord consacré six mois
avec les transformatrices : « J’ai commencé par organiser des visites individuelles et quelques réunions au cours desquelles j’ai fait des démonstrations
culinaires et des causeries à propos de l’hygiène. Ce travail dans le milieu m’a
permis de connaître les origines des femmes, leurs coutumes, leurs loisirs, les
formes d’organisation du travail et d’entraide existantes, les facteurs de cohésion et de division dans le village ; cela m’a ainsi permis d’identifier les
problèmes fondamentaux auxquels les femmes se trouvent confrontées dans la
réalisation de leur travail. »
Une contrainte ressentie comme majeure par les pêcheurs ou les transformatrices doit conduire à redéfinir un nouveau projet qui leur convienne mieux. Ce
n’est pas toujours facile.
Par exemple de nombreux groupes ethniques peuvent composer la communauté des pêcheurs et les besoins ressentis par chaque groupe ne seront alors
pas les mêmes car ils n’ont ni les mêmes techniques de pêche, ni la même
conception de leur métier.
Dans certains pays, les problèmes de commercialisation peuvent être plus
importants que les questions techniques. Ainsi au Sénégal par exemple, la
transformation du poisson est un secteur particulièrement dynamique qui a suivi
le développement récent de la pêche artisanale. Mais ce secteur est aujourd’hui
saturé et la surface de séchage disponible est plutôt sous-utilisée. Avant de
lancer un projet de développement de la transformation, il faut donc être très
vigilant quant aux débouchés potentiels et à la situation du marché.
Une technique performante
doit être facile à utiliser
Le mot technique recouvre un tout complexe : matériels, procédés, savoirfaire, modes de travail... sont autant d’éléments interdépendants. Toute modification de l’un se répercute obligatoirement sur les autres. Le choix d’un
matériel, aussi performant soit-il, ne dépend donc pas de ses seules qualités mais
de la possibilité de 1 intégrer ou non dans l’organisation et les habitudes de
travail. Le projet GRET-lTA-Altersyal, mené en 1988 à M’Bour, au Sénégal,
nous servira d’exemple.
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A. Honyoui, au Bénin, explique comment elle a d’abord consacré six mois
avec les transformatrices : « J’ai commencé par organiser des visites individuelles et quelques réunions au cours desquelles j’ai fait des démonstrations
culinaires et des causeries à propos de l’hygiène. Ce travail dans le milieu m’a
permis de connaître les origines des femmes, leurs coutumes, leurs loisirs, les
formes d’organisation du travail et d’entraide existantes, les facteurs de cohésion et de division dans le village ; cela m’a ainsi permis d’identifier les
problèmes fondamentaux auxquels les femmes se trouvent confrontées dans la
réalisation de leur travail. »
Une contrainte ressentie comme majeure par les pêcheurs ou les transformatrices doit conduire à redéfinir un nouveau projet qui leur convienne mieux. Ce
n’est pas toujours facile.
Par exemple de nombreux groupes ethniques peuvent composer la communauté des pêcheurs et les besoins ressentis par chaque groupe ne seront alors
pas les mêmes car ils n’ont ni les mêmes techniques de pêche, ni la même
conception de leur métier.
Dans certains pays, les problèmes de commercialisation peuvent être plus
importants que les questions techniques. Ainsi au Sénégal par exemple, la
transformation du poisson est un secteur particulièrement dynamique qui a suivi
le développement récent de la pêche artisanale. Mais ce secteur est aujourd’hui
saturé et la surface de séchage disponible est plutôt sous-utilisée. Avant de
lancer un projet de développement de la transformation, il faut donc être très
vigilant quant aux débouchés potentiels et à la situation du marché.
Une technique performante
doit être facile à utiliser
Le mot technique recouvre un tout complexe : matériels, procédés, savoirfaire, modes de travail... sont autant d’éléments interdépendants. Toute modification de l’un se répercute obligatoirement sur les autres. Le choix d’un
matériel, aussi performant soit-il, ne dépend donc pas de ses seules qualités mais
de la possibilité de 1 intégrer ou non dans l’organisation et les habitudes de
travail. Le projet GRET-lTA-Altersyal, mené en 1988 à M’Bour, au Sénégal,
nous servira d’exemple.
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