DES PROBLÈMES TECHNIQUES ET SANITAIRES
soit urbains, dans des grands camions transportant jusqu’à vingt tonnes chacun.
Les poissons ainsi conditionnés et transportés subissent d’irréparables dommages.
Que le poisson soit transporté sur de courtes distances, à pied ou à bicyclette,
ou sur de plus longs trajets en camionnette, il doit être correctement emballé
pour éviter de se morceler. De grandes feuilles de bananier servent souvent à
garnir le récipient et emballer le poisson. Outre l’aptitude du récipient à
empêcher les dommages physiques, une autre considération importante est la
façon dont le poisson est disposé à l’intérieur. Il faut éviter les chocs et les
meurtrissures, qui facilitent le développement des insectes (Dermestes et Necrobia). Les insectes peuvent détruire jusqu’à 60 % des produits mal protégés.
Des transports longs et difficiles
Pour acheminer le poisson jusqu’aux lieux de vente, les transporteurs utilisent en général des camionnettes privées ou les transports en commun ; certains
se déplacent à bicyclette. Le transport est souvent long car la transformation
artisanale du poisson se déroule la plupart du temps dans des localités peu
accessibles et éloignées des lieux de consommation.
Au Ghana, la demande en poisson fumé est très forte (environ 80 %), et une
grande partie de la production est envoyée, soit directement au fumage, soit
congelée ; mais il faut tenir compte du fait que la moitié de ce poisson congelé
est en attente de fumage ultérieur. Après la transformation, le poisson est
emballé dans de grands paniers d’osier couverts de toiles de sac puis transporté
en camion jusqu’aux marchés de l’intérieur. Les routes goudronnées desservent
presque toute la côte du Ghana et l’accès aux villages de pêcheurs est facilité.
Dans la plupart des cas, ce sont des mareyeurs, connus des transformateurs,
qui vendent le poisson au détail sur les marchés de l’intérieur. Lorsqu’il y a un
retard dans la chaîne de distribution, le poisson est tout simplement refumé - ou
fumé s’il s’agit de poisson congelé - dans les fumeries situées à l’intérieur du
pays.
En Sierra Leone, la distribution est parfois effectuée par le transformateur,
mais comme au Ghana, c’est le plus souvent un mareyeur qui se charge de cette
opération. Il est basé au village de pêche ou se déplace à l’intérieur du pays.
L’acheminement, en transports publics ou en grands camions privés affrétés
par les femmes transformatrices, se fait par la route. Dans quelques cas de
villages très isolés ou de routes impraticables, une partie du trajet s’effectue en
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soit urbains, dans des grands camions transportant jusqu’à vingt tonnes chacun.
Les poissons ainsi conditionnés et transportés subissent d’irréparables dommages.
Que le poisson soit transporté sur de courtes distances, à pied ou à bicyclette,
ou sur de plus longs trajets en camionnette, il doit être correctement emballé
pour éviter de se morceler. De grandes feuilles de bananier servent souvent à
garnir le récipient et emballer le poisson. Outre l’aptitude du récipient à
empêcher les dommages physiques, une autre considération importante est la
façon dont le poisson est disposé à l’intérieur. Il faut éviter les chocs et les
meurtrissures, qui facilitent le développement des insectes (Dermestes et Necrobia). Les insectes peuvent détruire jusqu’à 60 % des produits mal protégés.
Des transports longs et difficiles
Pour acheminer le poisson jusqu’aux lieux de vente, les transporteurs utilisent en général des camionnettes privées ou les transports en commun ; certains
se déplacent à bicyclette. Le transport est souvent long car la transformation
artisanale du poisson se déroule la plupart du temps dans des localités peu
accessibles et éloignées des lieux de consommation.
Au Ghana, la demande en poisson fumé est très forte (environ 80 %), et une
grande partie de la production est envoyée, soit directement au fumage, soit
congelée ; mais il faut tenir compte du fait que la moitié de ce poisson congelé
est en attente de fumage ultérieur. Après la transformation, le poisson est
emballé dans de grands paniers d’osier couverts de toiles de sac puis transporté
en camion jusqu’aux marchés de l’intérieur. Les routes goudronnées desservent
presque toute la côte du Ghana et l’accès aux villages de pêcheurs est facilité.
Dans la plupart des cas, ce sont des mareyeurs, connus des transformateurs,
qui vendent le poisson au détail sur les marchés de l’intérieur. Lorsqu’il y a un
retard dans la chaîne de distribution, le poisson est tout simplement refumé - ou
fumé s’il s’agit de poisson congelé - dans les fumeries situées à l’intérieur du
pays.
En Sierra Leone, la distribution est parfois effectuée par le transformateur,
mais comme au Ghana, c’est le plus souvent un mareyeur qui se charge de cette
opération. Il est basé au village de pêche ou se déplace à l’intérieur du pays.
L’acheminement, en transports publics ou en grands camions privés affrétés
par les femmes transformatrices, se fait par la route. Dans quelques cas de
villages très isolés ou de routes impraticables, une partie du trajet s’effectue en
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