DES PROBLÈMES TECHNIQUES ET SANITAIRES
et placées directement sur le fumoir. L usage de feuilles en plastique, s il réduit
les risques d’infestation par les insectes, ne l’annule pas complètement.
L’offre et la demande sont relativement constantes et en général, il n’est pas
nécessaire de stocker à long terme. Cependant, durant les périodes d’offre
excédentaire, le poisson peut être refumé afin de prolonger la durée de conservation. En effet, le poisson qui n’est que légèrement fumé doit être consommé
dans un délai de deux à trois jours après le fumage ; tout retard dépassant cette
période entraîne un risque d’infestation.
Au Mali, après transformation, le poisson fumé ou séché est stocké pendant
un mois environ, jusqu’à ce que la quantité soit suffisante pour remplir les
grandes pirogues motorisées, qui peuvent acheminer jusqu’à cinq tonnes de
produits. Les conditions de stockage dans l’attente du départ sont souvent très
mauvaises.
À Mopti, l’un des plus grands centres du pays, où aucune désinsectisation
n’est effectuée, le poisson quitte généralement le centre dans un état plus
défectueux qu’à son arrivée. Une expérience réalisée sur du tilapia séché a
montré que dans des conditions de stockage précaires - en caisse découverte
posée sur le sable - le poisson pouvait être totalement détruit en moins d’un
mois. Certains poissons étant achetés par des mareyeurs itinérants, l’amélioration du réseau routier contribuerait à réduire la durée du stockage.
Au Sénégal, où la demande en « frais » est forte (75 %), le poisson est
maintenu au froid pendant son transport dans de la glace produite à Dakar. Mais
les conditions de stockage surplace sont précaires car le taux de glace est calculé
au plus juste par le mareyeur.
Des techniques de conditionnement peu fiables
Les conteneurs servant au transport des poissons sont de plusieurs sortes. Les
plus simples et les plus utilisés sont les cuvettes, les paniers d’osier, les caisses
en bois. Dans tous les cas, les poissons, entassés les uns sur les autres puis
recouverts de toiles de sac, s’émiettent facilement.
Au Mali, dans la région de Mopti, le poisson est conditionné en grandes bottes
d environ 500 kg dans de grandes nattes de paille, ou empilé très serré dans des
caisses en bois. Mais certains poissons mesurant près d’un mètre, ils dépassent
largement la hauteur de la caisse. On double alors l’emballage de nattes de
paille. Les caisses sont ensuite transportées sur les marchés, soit d’exportation,
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et placées directement sur le fumoir. L usage de feuilles en plastique, s il réduit
les risques d’infestation par les insectes, ne l’annule pas complètement.
L’offre et la demande sont relativement constantes et en général, il n’est pas
nécessaire de stocker à long terme. Cependant, durant les périodes d’offre
excédentaire, le poisson peut être refumé afin de prolonger la durée de conservation. En effet, le poisson qui n’est que légèrement fumé doit être consommé
dans un délai de deux à trois jours après le fumage ; tout retard dépassant cette
période entraîne un risque d’infestation.
Au Mali, après transformation, le poisson fumé ou séché est stocké pendant
un mois environ, jusqu’à ce que la quantité soit suffisante pour remplir les
grandes pirogues motorisées, qui peuvent acheminer jusqu’à cinq tonnes de
produits. Les conditions de stockage dans l’attente du départ sont souvent très
mauvaises.
À Mopti, l’un des plus grands centres du pays, où aucune désinsectisation
n’est effectuée, le poisson quitte généralement le centre dans un état plus
défectueux qu’à son arrivée. Une expérience réalisée sur du tilapia séché a
montré que dans des conditions de stockage précaires - en caisse découverte
posée sur le sable - le poisson pouvait être totalement détruit en moins d’un
mois. Certains poissons étant achetés par des mareyeurs itinérants, l’amélioration du réseau routier contribuerait à réduire la durée du stockage.
Au Sénégal, où la demande en « frais » est forte (75 %), le poisson est
maintenu au froid pendant son transport dans de la glace produite à Dakar. Mais
les conditions de stockage surplace sont précaires car le taux de glace est calculé
au plus juste par le mareyeur.
Des techniques de conditionnement peu fiables
Les conteneurs servant au transport des poissons sont de plusieurs sortes. Les
plus simples et les plus utilisés sont les cuvettes, les paniers d’osier, les caisses
en bois. Dans tous les cas, les poissons, entassés les uns sur les autres puis
recouverts de toiles de sac, s’émiettent facilement.
Au Mali, dans la région de Mopti, le poisson est conditionné en grandes bottes
d environ 500 kg dans de grandes nattes de paille, ou empilé très serré dans des
caisses en bois. Mais certains poissons mesurant près d’un mètre, ils dépassent
largement la hauteur de la caisse. On double alors l’emballage de nattes de
paille. Les caisses sont ensuite transportées sur les marchés, soit d’exportation,
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