_L/’activité « pêche » recouvre l’ensemble
des opérations qui vont de la capture à la vente du
poisson. C’est une filière complexe, qui ne consiste
pas uniquement en une succession d’opérations
techniques, mais où se nouent des relations entre
les acteurs et où coexistent différents métiers et
modes d’organisation.
Les activités de capture, de transformation et de
commercialisation créent des échanges sociaux et
économiques. En amont, les achats d’équipements
(filets, pirogues, céréales), en aval, la commercialisation du poisson (frais, fumé, salé, séché...) induisent des flux monétaires qui alimentent
l’ensemble de l’économie et créent des liens
sociaux très forts entre les acteurs concernés.
Dans le monde, on évalue à 10 millions le nombre de pêcheurs. Mais si l’on comptabilise leur
famille, les travailleurs qui transforment le poisson, le transportent ou le commercialisent, cela fait
100 millions de personnes qui vivent de la pêche.
Le nombre de personnes qui vivent ou tirent des
bénéfices de l’activité pêche dépasse largement
celui des pêcheurs.
Pour l’ensemble des pays côtiers d’Afrique de
l’Ouest, on estime que trois à quatre millions de
personnes vivent, directement ou indirectement, de
la pêche. Par exemple, en Côte d’ivoire, pour une
population de 8 846 millions d’habitants, la filière
pêche occupe environ 60 000 personnes, soit 0,7 %
de la population. Au Ghana, ce pourcentage est
plus fort (1,7 %) ; au Mali, il atteint 5,7 % (6). Dans
la plupart des pays africains, c’est la filière artisanale qui occupe le plus grand nombre de personnes.
Environ 70 % des Africains qui travaillent dans la
filière pêche ont une activité de type artisanal. ■
(6) Source : Fao, Fiches profil des pêches, 1988.
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