LE POISSON EN AFRIQUE DE L’OUEST
Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. L’étude
établit que les prises totales annuelles marines et continentales (cf. ci-dessous)
se situent, pour la période 1980/1983, entre 0,9 et 1,35 million. En 1989, ces
chiffres restaient stables : 1,36 million de tonnes par an (2), principalement
consommées sur place, pour l’ensemble de ces pays.
La pêche « en eau douce » (ou « continentale »), dans les fleuves, les lacs,
les lagunes..., représente une partie non négligeable de la production (15 % à
20 % selon les pays ou les régions).
Le Sénégal, avec 340 000 tonnes, est le premier producteur africain. Le
Ghana et le Nigéria, qui produisent respectivement près de 300 000 et 200 000
tonnes, constituent avec le Sénégal un groupe de tête. En dehors de ces trois
pays, la production est très disparate (cf. tableau 1 annexe 1).
Ce faible score des pêches africaines est lié en grande partie à la prépondérance d’un secteur artisanal constitué de très petites unités à faible rendement.
Véritables « paysans de la mer », les pêcheurs artisanaux représentent un groupe
social conséquent-(environ 36 000 personnes) qui alimente 75 % en moyenne
des productions nationales.
Figure 4 : Les pêches artisanales et industrielles en Afrique et dans le monde
Sur toute la façade ouest-africaine, la majorité des captures est réalisée par
des flottes étrangères : les pêches nationales représentent moins de 45 % de la
production de la région. Il s’agit là d’une perte économique très importante pour
(2) Source : Annuaire statistique des pêches, FAO, 1990.
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