COMMENT RÉDUIRE LES PERTES ? QUELQUES CONSIGNES SIMPLES
occasionner une condensation d’eau à l’intérieur du paquet et permettre l’apparition de moisissures. Le risque est d’autant plus grand que le poisson est
emballé au soleil.
Il n’y a pas de solution universelle, il faut adapter l’emballage au système de
vente et aux possibilités locales. Il est inutile par exemple de conseiller un
emballage sous film plastique si on n’en trouve pas dans le pays ou s’il est trop
cher ! Les emballages plus traditionnels peuvent cependant être améliorés.
Si on préconise l’emballage en vrac, les colis ne devront pas dépasser 15 kg,
afin que la manutention reste facile. Ce type d’emballage a l’avantage de
diminuer les risques de réhumectification, de limiter les effets des chocs et
d’être moins onéreux que l’emballage individuel. On peut utiliser des cartons
ondulés cirés, ou enduits de polyéthylène, dont on obstrue les ouvertures avec
des bandes adhésives. Des sacs protègent bien contre les insectes s’ils sont à
parois multiples, mais des sacs plus simples en coton épais, tissé très serré, et
bien cousus, constituent une barrière correcte.
Un emballage ayant servi une fois doit être désinfecté avant toute nouvelle
utilisation (16).
Les insectes peuvent être tués par de fortes températures à tous les stades de
leur développement. Même lorsque les larves sont déjà incluses, il suffit
d’atteindre une température de 50°C à l’intérieur des chairs, d’où l’intérêt des
techniques de fumage à chaud.
Si on traite un gros poisson, pour atteindre 50°C à l’intérieur, il suffit
d’appliquer une température de 120°C pendant 15 mn, ou 80°C pendant 35 mn
(mais on a alors des risques de cuisson), ou 45°C à 60°C pendant quatre à sept
heures (pas d’inconvénient de cuisson).
Les insectes sont aussi tués par le froid, et plus précisément par la congélation, à tous les stades de leur développement. Lorsque l’on dispose des bâtiments et du matériel nécessaires, c’est une solution très efficace aux risques
d’infestations.
• Les méthodes chimiques :
Il faut savoir que les coléoptères (Dermestes et Necrobia) sont capables de
percer la plupart des emballages plastiques existants. Actuellement, le seul
traitement ayant un pourcentage d’efficacité satisfaisant, est l’utilisation d insecticides naturels ou artificiels.
Les deux insecticides les plus utilisés sont le pyrèthre et le pypéronal de
butoxide. Le plus souvent, on associe les deux avec des doses variables selon
( 16) Source Fao, « Prévention des pertes de poisson traité ». Document technique n 219,1984.
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