LES ADAPTATIONS À LA VIE SOUS-MARINE
3. Cas des Mammifères marins
Les Mammifères marins ont, comme
['Homme, une température corporelle
constante. Ils doivent donc se protéger du
froid et acquérir suffisamment de calories
pour maintenir leur température interne.
Ils possèdent une couche de graisse qui
constitue un isolant thermique et une réserve
de chaleur. Leurs membres réduits limitent
les déperditions de chaleur du corps vers le
milieu ambiant.
Adaptations à la pression
et à la profondeur
Contrairement à l’Homme, certaines
espèces sont capables de briser la barrière
de la profondeur, avec des adaptations qui
leur sont propres.
On aurait observé des pieuvres à 5 000 m
de profondeur. Le calmar géant évolue dans
la zone des 1 000 m.
sa couche de graisse le protège du froid.
Les mammifères marins sont habitués aux
immersions profondes : le rorqual descend à
130 m, les phoques et les dauphins plongent
à 500 m, le cachalot atteint 1 600 m pour
chasser le calmar géant. Lors de ces
immersions, le cœur des mammifères marins
se ralentit à une fréquence de seulement
10 battements par minute ; le cœur, le
cerveau et les muscles sont alors quasiment
les seuls organes oxygénés.
Les variations de température expliquent
les migrations des baleines. Ces mammifères s'alimentent pendant l'été dans les eaux
froides riches en nourriture puis, en automne,
gagnent pour se reproduire les eaux chaudes
et tempérées, moins nutritives.
Cette stratégie leur permet de supporter
le jeûne de la saison des amours car ils n'ont
plus à réserver de calories à la lutte contre le
froid. Une année plus tard, le baleineau naît
dans une eau chaude ; il est allaité par sa
mère qui a constitué des réserves de lait très
riches en calories.
Une quantité suffisante de nourriture est
essentielle aux Mammifères marins pour leur
équilibre calorique. Ainsi, une loutre mange
chaque jour le quart de sa masse corporelle,
soit 8 kg de crabes, d’ormeaux, d’oursins, de
poissons. L’Homme se contente du centième
de sa masse corporelle !
Enfin, certains animaux des régions
polaires sécrètent une protéine antigel pour
résister aux températures extrêmes !
Le cachalot effectue un « canard »
pour plonger dans les grandes profondeurs.
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