Du terrorisme à la répression
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pied d’œuvre avec son état-major, Massu confie l’opération au 1er REP
que commande le colonel Brothier, tandis que le colonel Godard est
chargé de la préparation. Les recherches commencent en pleine nuit.
Au lever du jour, les paras du 1er REP, appuyés par les hélicoptères,
interviennent. Ils repèrent une grotte où des rebelles ont, de toute évidence, trouvé refuge. Il s’agit effectivement des hommes de Khodja.
L’attaque est lancée, seize rebelles sont tués, mais Ali Khodja réussit à
prendre la fuite. Un an plus tard, en 1957, le colonel Bigeard et le
3e RPC le retrouveront dans la région de Chaplain et le tueront avec la
plus grande partie de ses hommes.
• 23 mai. L’émotion est à peine retombée autour du drame de Palestro que l’actualité politique refait surface. Pierre Mendès France donne
sa démission du gouvernement dans une lettre qu’il adresse à Guy
Mollet :
[...] Le recours aux armes était pour nous, hélas, nécessaire, écrit Pierre
Mendès France, j’aurais même préféré, vous le savez, l’envoi plus rapide d’effectifs plus nombreux.
Mais j’ai soutenu aussi que le recours aux armes ne saurait suffire. En ne
laissant parler qu’elles, nous risquons de rendre définitif le divorce avec la
masse musulmane, ce divorce que cherchent précisément les fauteurs de ces
atrocités inqualifiables qui nous révoltent...
[-.]
Il était indispensable, à mes yeux, de provoquer par des actes, qui eussent
été autant de témoignages, la renaissance de la confiance et de l’espoir, à
défaut desquels notre éviction d’Algérie se produira tôt ou tard, cette éviction
que nous avons le devoir d’éviter, coûte que coûte.
Malheureusement, poursuit Mendès France, les éléments modérés chez les
musulmans d’Algérie, ceux que nous aurions dû soutenir, continuent à être
brimés chaque jour par une administration, des municipalités, une presse trop
souvent animées d’un esprit qui nous cause un terrible préjudice. Ainsi sont
soumis à des sévices, jetés dans les camps d’internement, privés de tout moyen
d’expression, repoussés loin de nous, des hommes que nous précipitons en fait
dans les bras de nos pires ennemis...
Bombes dans les villes — Vingt-sept condamnations à mort
en un mois
La mise en place, l’entrée enjeu et l’adaptation progressive des renforts ont
permis à nos troupes de mener une activité intense sur la quasi-totalité du
territoire algérien [principalement en Kabylie avec le lancement de l’opération
«Arquebuse»], où l’on enregistre des signes encourageants d’amélioration,
observe le bulletin de l’état-major mixte24.
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