Du terrorisme à la répression
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Le militaire, quel que soit son grade, qui passera outre, sera traduit devant
un tribunal militaire.
b/ au cours d’un combat, la mechta qui sert d’ouvrage défensif actif au
rebelle est un objectif militaire, à traiter comme tel par le feu de nos armes.
c/ après le combat, aucune représaille à l’initiative de la troupe et de ses
chefs sur les bâtisses environnantes n’est tolérée.
La même règle générale est à suivre en ce qui concerne les autres biens.
III. Le Gouverneur général a donné des instructions dans le même sens aux
Autorités Civiles.
IV. La présente Note est à porter à la connaissance de tous les officiers.
L’appel au respect des personnes est mentionné, comme une évidence, dans une nouvelle « note de service » que signe le général Lorillot le 1er janvier 1956, mais à propos... du problème du bétail3.
Cette note confirme, en tout cas, la volonté du commandant la
10e Région militaire de lutter contre les abus de toutes sortes :
Il a été porté à ma connaissance que dans certaines régions où du bétail
aurait été tué par des rebelles, une troupe aurait fait de même, soit à titre de
représailles, soit pour améliorer le repas.
Je veux croire ces rumeurs sans fondement. Mais, si j’étais mis en présence
d’un acte semblable, je sévirais avec la dernière rigueur et n’hésiterais pas à
faire traduire le chef du détachement responsable devant un tribunal militaire.
Les cadres et la Troupe savent que dans la mission de pacification qui leur
est dévolue, ils ont à faire preuve de la plus stricte discipline et ne doivent se
livrer à aucune exaction, tant sur les personnes que sur les biens.
La présente note sera diffusée jusqu’à l’échelon Commandant d’Unité.
Soit, mais bien naïf serait celui qui croirait en l’efficacité sans faille
de ce genre d’instructions dans un conflit où la terreur appelait, qu’on
le voulût ou non, une autre forme de terreur...
• 28 février. Guy Mollet lance un appel au cessez-le-feu en Algérie.
«Il faut que les armes se taisent, déclare-t-il, et des élections libres
seront alors organisées dans les trois mois qui suivront la cessation des
combats et des actes de violence » ; mais il s’en tient à la reconnaissance de la « personnalité algérienne », sans évoquer en quoi que ce
soit l’indépendance dont la perspective n’est de toute manière même
pas envisagée par l’opinion et rejetée par tous les partis politiques.
• 8 mars. L’Assemblée nationale engage le débat sur les « pouvoirs
spéciaux » et vote, le 12, par 455 voix (dont les voix communistes)
contre 76, la loi « autorisant le gouvernement à mettre en œuvre en
Algérie un programme d’expansion économique, de progrès social et
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