Les années perdues
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ses côtés agite un drapeau vert et blanc. Les attaquants ne trouvent
devant eux qu’un groupe d’autodéfense qui résiste du mieux qu’il peut.
Trois Européens sont tués, et il faut attendre le retour d’éléments d’un
régiment de chasseurs parachutistes pour que la situation commence à
se stabiliser. Le combat dure deux heures avant que les rebelles soient
repoussés. Vingt d’entre eux sont tués, mais les hussards ont perdu un
officier et un sous-officier, cinq autres soldats sont blessés.
• La liste est longue des autres foyers d’insurrection. Un peu partout
se renouvelle la même scène d’attaques en force d’hommes armés
qu’accompagnent des auxiliaires qui brandissent haches, masses, poignards et couteaux.
— À Sidi Mesrich, c’est également le muezzin qui, du haut du minaret de la mosquée, appelle les rebelles à l’attaque et proclame la guerre
sainte. Les assaillants que conduisent quatre femmes portant des drapeaux sont rapidement dispersés par les spahis de la garnison.
— L’engagement est très vif à Col des Oliviers entre les gendarmes
qui sont attaqués par une trentaine d’hommes armés. Trois sous-officiers de gendarmerie sont tués, la gendarmerie n’est dégagée que par
l’intervention d’éléments de l’armée alertés par les coups de feu.
— A Condé-Smendou, quelque soixante rebelles attaquent le village
mais se heurtent à une solide riposte et sont contraints de se replier en
laissant vingt des leurs sur le terrain.
— A Oued Zenati le signal est donné par l’explosion d’une bombe...
Cinq cents hommes qu’encadrent une trentaine de rebelles sont stoppés
par un élément en alerte qui tire aux armes automatiques. Une quarantaine d’assaillants sont tués. Peu avant le déclenchement de cette
attaque, une Jeep était tombée en embuscade au nord du village ; ses
quatre occupants — un officier, un sous-officier et deux militaires
« africains » — avaient été tués à leur tour^ et leurs armes volées.
— Situation très grave à Aïn-Regada... À 12 h 02 — l’heure qui est
donnée est précise... —, deux cents habitants du village et des douars
voisins qu’encadrent des rebelles en tenue militaire et armés de fusils
de guerre, selon la méthode déjà relevée de l’encadrement des villageois
du cru par des combattants de l’ALN, commencent à attaquer en plusieurs groupes la garde, le bureau de poste et la station relais des PTT.
Pendant le même temps, un autre élément rebelle se met en embuscade
à trois cents mètres à l’est du village et établit un barrage sur la route.
Le soulèvement a donc été soigneusement préparé ; l’exemple d’Aïn
Regada suffirait à montrer la préméditation et la mise à exécution d un
plan plus général. La réplique énergique de la section de commandement de la compagnie de protection rurale et l’intervention d une section de l’armée accourue en renfort d’Oued Zenati mettent en fuite les
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ses côtés agite un drapeau vert et blanc. Les attaquants ne trouvent
devant eux qu’un groupe d’autodéfense qui résiste du mieux qu’il peut.
Trois Européens sont tués, et il faut attendre le retour d’éléments d’un
régiment de chasseurs parachutistes pour que la situation commence à
se stabiliser. Le combat dure deux heures avant que les rebelles soient
repoussés. Vingt d’entre eux sont tués, mais les hussards ont perdu un
officier et un sous-officier, cinq autres soldats sont blessés.
• La liste est longue des autres foyers d’insurrection. Un peu partout
se renouvelle la même scène d’attaques en force d’hommes armés
qu’accompagnent des auxiliaires qui brandissent haches, masses, poignards et couteaux.
— À Sidi Mesrich, c’est également le muezzin qui, du haut du minaret de la mosquée, appelle les rebelles à l’attaque et proclame la guerre
sainte. Les assaillants que conduisent quatre femmes portant des drapeaux sont rapidement dispersés par les spahis de la garnison.
— L’engagement est très vif à Col des Oliviers entre les gendarmes
qui sont attaqués par une trentaine d’hommes armés. Trois sous-officiers de gendarmerie sont tués, la gendarmerie n’est dégagée que par
l’intervention d’éléments de l’armée alertés par les coups de feu.
— A Condé-Smendou, quelque soixante rebelles attaquent le village
mais se heurtent à une solide riposte et sont contraints de se replier en
laissant vingt des leurs sur le terrain.
— A Oued Zenati le signal est donné par l’explosion d’une bombe...
Cinq cents hommes qu’encadrent une trentaine de rebelles sont stoppés
par un élément en alerte qui tire aux armes automatiques. Une quarantaine d’assaillants sont tués. Peu avant le déclenchement de cette
attaque, une Jeep était tombée en embuscade au nord du village ; ses
quatre occupants — un officier, un sous-officier et deux militaires
« africains » — avaient été tués à leur tour^ et leurs armes volées.
— Situation très grave à Aïn-Regada... À 12 h 02 — l’heure qui est
donnée est précise... —, deux cents habitants du village et des douars
voisins qu’encadrent des rebelles en tenue militaire et armés de fusils
de guerre, selon la méthode déjà relevée de l’encadrement des villageois
du cru par des combattants de l’ALN, commencent à attaquer en plusieurs groupes la garde, le bureau de poste et la station relais des PTT.
Pendant le même temps, un autre élément rebelle se met en embuscade
à trois cents mètres à l’est du village et établit un barrage sur la route.
Le soulèvement a donc été soigneusement préparé ; l’exemple d’Aïn
Regada suffirait à montrer la préméditation et la mise à exécution d un
plan plus général. La réplique énergique de la section de commandement de la compagnie de protection rurale et l’intervention d une section de l’armée accourue en renfort d’Oued Zenati mettent en fuite les
