Les fausses espérances et le chaos
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la fixation des Forces de l’ordre par la sédition. Le potentiel de ces forces est
considérable, leur engagement dépend uniquement [souligné dans le texte]
des hautes instances de la rébellion ou de certains activistes de celle-ci (car la
rébellion a aussi ses activistes).
Le commandant le corps d’armée d’Alger conclut :
Actuellement, la seddition continue et accentue ses actions racistes de provocation des masses musulmanes. Les tirs de mortier, les explosions, les assassinats ont cette signification.
Il faut donc [souligné dans le texte] nous attendre à des heurts entre
Communautés...
... Ils ont, comme on l’a vu, commencé à se manifester bien avant le
4 avril...
Éviter ceux-ci, en limiter la portée, constitue une mission permanente, mais
dans ces circonstances il faut bien que chacun sache que la mission première
des Forces de l’ordre reste de maintenir la souveraineté et la légalité.
Face aux actions adverses, il se peut que le Commandement soit appelé
à manœuvrer, que certains Secteurs paraissent par moments insuffisamment
contrôlés, pour permettre d’agir en force ailleurs.
Les jours prochains peuvent être sombres, comme le fut la fin mars II
importe que tous restent vigilants et que chacun fasse son devoir.
Les efforts du commandement pour décourager les ralliements à
l’OAS porteront leurs fruits. Mais, ironie du sort, l’action psychologique est dorénavant pointée en direction des propres effectifs de l’armée. On ne l’avait pas imaginée promue à un tel usage...
Pour contrer la propagande de l’organisation subversive, rien n’est
meilleur que de l’attaquer sur les faits. Le colonel de Froment, commandant le secteur de Blida, l’a bien compris qui, le 12 avril, transmet à
quarante-cinq destinataires une mise au point intitulée La vérité sur les
faits annoncés par le tract 97 LTO de l’OAS intitulé “Communiqué du
CNRFA [...] et du Haut commandement de l’Armée secrète”52 » :
1. L’OAS AFFIRME :
Le jeudi 29 mars 1962, sous la haute autorité de M. Saïd boualem, viceprésident de l’Assemblée nationale et sous le commandement effectif de son
fils aîné, les Harkis des Beni-Boudouane, renforcés par des Unités de 1 Armée
secrète et appuyés par la population musulmane, ont déclenché une opération
militaire contre les éléments de l’ALN et les forces gaullistes.
1. La réalité est :
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