Les fausses espérances et le chaos
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généralisée » tout en précisant que « les commandants de régions
[auront] toute liberté et toute initiative pour les adapter [les consignes
d action, mais Salan parle d’« idées »] à la physionomie propre à leurs
territoires respectifs ».
Sous le premier titre « L’adversaire », le chef de l’OAS range dans
les forces fidèles au pouvoir les CRS et la gendarmerie mobile mais,
s’agissant de l’armée, enregistre des signes qui peuvent laisser espérer
une forme d’hésitation. Il y revient d’ailleurs dans le chapitre « Notre
situation » et constate38 :
Pendant les deux dernières semaines, il semble qu’un courant nouveau se
soit dessiné au sein de certaines unités. Il n’est pas exclu qu’à l’annonce du
« cessez-le-feu » ou toute formule qui conduit à l’abandon, certaines unités
militaires entraînées par les jeunes cadres se décident à franchir le pas et à
entrer dans la lutte...
Appréciations partagées sur la « population », selon qu’il s’agit « des
grands centres urbains » ou des « campagnes » :
Malgré les quelques imperfections qui subsisteront toujours, j’estime que la
population des grands centres urbains est parvenue à un degré de structuration
et d’organisation suffisant pour la considérer comme un outil valable. Dans
les campagnes, ce stade est loin d’être atteint, et j’insiste pour que les
commandements locaux fassent un ultime et grand effort pour améliorer et
perfectionner la mobilisation de la masse et l’esprit de participation au combat,
sans réserves.
Le chapitre « La manœuvre » présente un plan, sur bien des points
terrifiant, des opérations à venir, soit, à compter du 1er mars, par la
« création de zones insurrectionnelles » qui incombera aux unités
entrées en dissidence, et 1’
accroissement à l’extrême du climat révolutionnaire dans les grands centres
urbains et exploitation du pourrissement de l’adversaire par l’entrée enjeu de
la population en marée humaine pour l’ultime phase.
[...] 1. Ouverture systématique du feu sur les unités de gendarmerie mobile
et les CRS. Emploi généralisé des « bouteilles explosives » pendant les déplacements de jour et de nuit.
2. Envisager l’utilisation de tous les moyens de la rue tels que les pompes
à essence. En particulier il sera recherché les postes particulièrement bien
situés (par exemple ceux qui à Alger sont échelonnés au nombre de 3 à
150 mètres les uns des autres, sur le boulevard Maréchal-Joffre, peuvent, s ils
sont bloqués pendant un quart d’heure donner une coulée d essence débouchant dans le caniveau, le long de la caserne des Tagarins). L incendie de
cette essence troublera le système de blindés stationnant en permanence devant
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généralisée » tout en précisant que « les commandants de régions
[auront] toute liberté et toute initiative pour les adapter [les consignes
d action, mais Salan parle d’« idées »] à la physionomie propre à leurs
territoires respectifs ».
Sous le premier titre « L’adversaire », le chef de l’OAS range dans
les forces fidèles au pouvoir les CRS et la gendarmerie mobile mais,
s’agissant de l’armée, enregistre des signes qui peuvent laisser espérer
une forme d’hésitation. Il y revient d’ailleurs dans le chapitre « Notre
situation » et constate38 :
Pendant les deux dernières semaines, il semble qu’un courant nouveau se
soit dessiné au sein de certaines unités. Il n’est pas exclu qu’à l’annonce du
« cessez-le-feu » ou toute formule qui conduit à l’abandon, certaines unités
militaires entraînées par les jeunes cadres se décident à franchir le pas et à
entrer dans la lutte...
Appréciations partagées sur la « population », selon qu’il s’agit « des
grands centres urbains » ou des « campagnes » :
Malgré les quelques imperfections qui subsisteront toujours, j’estime que la
population des grands centres urbains est parvenue à un degré de structuration
et d’organisation suffisant pour la considérer comme un outil valable. Dans
les campagnes, ce stade est loin d’être atteint, et j’insiste pour que les
commandements locaux fassent un ultime et grand effort pour améliorer et
perfectionner la mobilisation de la masse et l’esprit de participation au combat,
sans réserves.
Le chapitre « La manœuvre » présente un plan, sur bien des points
terrifiant, des opérations à venir, soit, à compter du 1er mars, par la
« création de zones insurrectionnelles » qui incombera aux unités
entrées en dissidence, et 1’
accroissement à l’extrême du climat révolutionnaire dans les grands centres
urbains et exploitation du pourrissement de l’adversaire par l’entrée enjeu de
la population en marée humaine pour l’ultime phase.
[...] 1. Ouverture systématique du feu sur les unités de gendarmerie mobile
et les CRS. Emploi généralisé des « bouteilles explosives » pendant les déplacements de jour et de nuit.
2. Envisager l’utilisation de tous les moyens de la rue tels que les pompes
à essence. En particulier il sera recherché les postes particulièrement bien
situés (par exemple ceux qui à Alger sont échelonnés au nombre de 3 à
150 mètres les uns des autres, sur le boulevard Maréchal-Joffre, peuvent, s ils
sont bloqués pendant un quart d’heure donner une coulée d essence débouchant dans le caniveau, le long de la caserne des Tagarins). L incendie de
cette essence troublera le système de blindés stationnant en permanence devant
