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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
— Avril : le 1er, deux policiers et trois assaillants sont tués, onze
policiers ou harkis blessés au cours d’une attaque contre les postes de
la FAP dans les 13e et 18e arrondissements à Paris.
— Nouvelles attaques contre les mêmes objectifs le lendemain
2 avril et le 12.
— Le 8, un policier avait été abattu à Boulogne.
— Ce mois d’avril 1961 est également marqué par une série d’attaques contre des voitures de police et des policiers isolés. Douze
d’entre eux et quatre passants sont blessés au cours de ces agressions.
— Mai : les 8, 9, 19 et 25, les commandos du FLN s’en prennent
une fois de plus aux postes parisiens de la FAP. Dix harkis sont blessés.
— Le 19, à Paris, deux groupes terroristes lancent une attaque contre
le poste de police situé à l’angle des rues Nationale et Harvey. Ils se
replient sans résultat, mais un car de police qui s’est lancé à leur poursuite est pris sous le feu d’une arme automatique et un jet de grenade.
Le brigadier Fernand Chaillan est mortellement blessé.
— Au cours de ce seul mois de mai, quatre policiers sont tués et
trois autres blessés, rien que dans la région parisienne. Pendant la même
période, sur l’ensemble du territoire, six passants, tous européens, sont
tués et huit autres blessés pendant les agressions armées du FLN.
— En juin, et dans la nuit du 5 au 6, vingt militaires algériens déserteurs du 93e régiment d’infanterie de Frileuse, près de Versailles, auxquels se sont joints des membres des groupes de choc du FLN, donnent
l’assaut aux postes de la FPA des rues Harvey et du Château-des-Rentiers... Les assaillants sont repoussés et poursuivis pendant toute la nuit
sur les Grands Boulevards et dans le 18e arrondissement, traqués,
décimés ou appréhendés pour certains jusqu’au camp de Frileuse. Neuf
d’entre eux sont tués, trois sont blessés et quatorze arrêtés. Huit policiers ont reçu des blessures. Mais cette « chasse à l’homme » se solde
également par la saisie d’un très grand nombre d’armes, dont vingt-six
grenades.
— Après une accalmie en juillet, vraisemblablement consécutive aux
négociations qui s’étaient ouvertes à Lugrin, les attentats et les agressions reprennent fin août et en septembre, au moment même où l’OAS
redouble d’activité et d’audace : le 8 septembre, c’est l’attentat contre
le général et Mme de Gaulle. Plus que jamais, on peut parler d’un
combat sur deux fronts.
— Le 29 août, en une seule journée, on recense cinq attentats contre
des policiers dans Paris et sa banlieue. Contre un gendarme, à Bezons,
dans le Val-d’Oise, mais sans qu’il ait été atteint. Contre un autre gendarme, qui surveillait le marché de Colombes, dans les Hauts-de-Seine ;
il mourra de ses blessures. Contre l’officier de police Alfred Lenglet,
grièvement blessé à Saint-Denis. Contre l’inspecteur Henri Curtelin,
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
— Avril : le 1er, deux policiers et trois assaillants sont tués, onze
policiers ou harkis blessés au cours d’une attaque contre les postes de
la FAP dans les 13e et 18e arrondissements à Paris.
— Nouvelles attaques contre les mêmes objectifs le lendemain
2 avril et le 12.
— Le 8, un policier avait été abattu à Boulogne.
— Ce mois d’avril 1961 est également marqué par une série d’attaques contre des voitures de police et des policiers isolés. Douze
d’entre eux et quatre passants sont blessés au cours de ces agressions.
— Mai : les 8, 9, 19 et 25, les commandos du FLN s’en prennent
une fois de plus aux postes parisiens de la FAP. Dix harkis sont blessés.
— Le 19, à Paris, deux groupes terroristes lancent une attaque contre
le poste de police situé à l’angle des rues Nationale et Harvey. Ils se
replient sans résultat, mais un car de police qui s’est lancé à leur poursuite est pris sous le feu d’une arme automatique et un jet de grenade.
Le brigadier Fernand Chaillan est mortellement blessé.
— Au cours de ce seul mois de mai, quatre policiers sont tués et
trois autres blessés, rien que dans la région parisienne. Pendant la même
période, sur l’ensemble du territoire, six passants, tous européens, sont
tués et huit autres blessés pendant les agressions armées du FLN.
— En juin, et dans la nuit du 5 au 6, vingt militaires algériens déserteurs du 93e régiment d’infanterie de Frileuse, près de Versailles, auxquels se sont joints des membres des groupes de choc du FLN, donnent
l’assaut aux postes de la FPA des rues Harvey et du Château-des-Rentiers... Les assaillants sont repoussés et poursuivis pendant toute la nuit
sur les Grands Boulevards et dans le 18e arrondissement, traqués,
décimés ou appréhendés pour certains jusqu’au camp de Frileuse. Neuf
d’entre eux sont tués, trois sont blessés et quatorze arrêtés. Huit policiers ont reçu des blessures. Mais cette « chasse à l’homme » se solde
également par la saisie d’un très grand nombre d’armes, dont vingt-six
grenades.
— Après une accalmie en juillet, vraisemblablement consécutive aux
négociations qui s’étaient ouvertes à Lugrin, les attentats et les agressions reprennent fin août et en septembre, au moment même où l’OAS
redouble d’activité et d’audace : le 8 septembre, c’est l’attentat contre
le général et Mme de Gaulle. Plus que jamais, on peut parler d’un
combat sur deux fronts.
— Le 29 août, en une seule journée, on recense cinq attentats contre
des policiers dans Paris et sa banlieue. Contre un gendarme, à Bezons,
dans le Val-d’Oise, mais sans qu’il ait été atteint. Contre un autre gendarme, qui surveillait le marché de Colombes, dans les Hauts-de-Seine ;
il mourra de ses blessures. Contre l’officier de police Alfred Lenglet,
grièvement blessé à Saint-Denis. Contre l’inspecteur Henri Curtelin,
