Les fausses espérances et le chaos
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ni de radio, ni d’agent de liaison. Comme armement, de 25 pistolets automatiques, 7 pistolets-mitrailleurs, 10 fusils militaires et 5 fusils de chasse, mais
point de fusils-mitrailleurs ni de moyens anti-chars. C’est assez loin d’un arsenal, même si l’on apprend que le commando peut compter, ce qui reste à
vérifier, sur des « éléments militaires » qui lui sont rattachés, soit « environ
200 artilleurs, parachutistes et harkis (quatre ou cinq officiers, 20 sous-officiers) avec armement et véhicules correspondants ».
Une « fiche » du 17 janvier 1962 provenant du 2e Bureau — étatmajor interarmées — Commandement supérieur des Forces en Algérie
remettra les choses en perspective24 :
[...] Un document récupéré en août faisait état de la création éventuelle de
13 commandos « Z » de 120 hommes dans le « Secteur d’Alger», qui inclut
le Grand Alger et la Mitidja. Ces commandos devaient être renforcés dans un
second temps par 8 compagnies UTO à 143 hommes.
Il est difficile à l’heure actuelle de déterminer l’armement dont l’OAS pouvait disposer pour équiper ces Unités en juillet dernier. Le document intercepté
prétend que les commandos « Z » étaient, à cette époque, dotés de la moyenne
partie de leurs armes.
Si l’on s’en tient à l’armement récupéré par l’OAS depuis juillet, et compte
tenu de la dotation prévue pour ces commandos, il ressort que cet armement
permet d’équiper complètement entre 2 et 3 commandos « Z » [souligné dans
le texte], à l’exception de LRAC [antichars] qui font totalement défaut. En ce
qui concerne le matériel radio, la trentaine de postes TRPP 8, ANPCR 10 ou
ANGRC 9 depuis quelques semaines correspond à la dotation de 6 à
7 commandos « Z » [souligné dans le texte].
On était donc loin du compte de 13 commandos de 120 hommes
armés selon les critères du colonel Gardes et du bureau Organisation
des masses...
La recherche des armes et des munitions est en tout cas au centre
des préoccupations des dirigeants de l’OAS chargés des opérations et
en particulier du secteur Organisation des masses. Cette note se réfère
à une «instruction générale du 8 février 1962» et est signée par le
général de Menditte, commandant la Région territoriale du corps d armée d’Alger. Le mois tardif d’avril 1962, où elle est diffusée, n enlève
rien à son intérêt, elle est au contraire significative d une méthode,
parmi d’autres, de l’organisation secrète pour se procurer des armes et
des réactions de militaires qui se laissent tout simplement, à moins
qu’ils ne soient complices, dépouiller25 :
Plusieurs vols d’armes ont eu lieu récemment dans 1 agglomération algé
roise par action de commandos européens armés à l’encontre de patrouilles
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