312
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
sein-dey — maison-carrée — Orléans marine-centre. Les quatre premiers ont
un Commando « Z » et une compagnie UTO. Le cinquième (centre), trois
commandos « Z » et deux compagnies UTO. Le secteur blida est pourvu de
deux commandos « Z » et d’une compagnie UTO.
Le secteur aïn-taya est cité sans mention de commando ni de compagnie.
Le secteur maison-blanche dispose de deux commandos « Z » et d’une
compagnie UTO.
Les commandos prenaient l’indicatif Commandos « Z » et étaient numérotés
de 1 à 13.
Leur organisation et leur mise en œuvre relevaient de l’état-major de secteur, bureau OM (Bureau Organisation des Masses). [...]
Les compagnies UTO relevaient du commandement direct des secteurs et
sous-secteurs et devaient être employées soit sur des objectifs particuliers, soit
en appui des commandos « Z ».
Les bataillons UT relevaient également du Commandant de secteur ou de
sous-secteur.
[...]
Armement... En juillet 1961, les commandos « Z » étaient déjà dotés de la
plus grande partie de leur armement ; le complément devait leur être fourni
directement et en priorité par l’OM.
Les compagnies UTO ne disposaient pas encore d’armement propre. La
mise sur pied de ces compagnies suivait celle du commando « Z ».
Les bataillons UT devaient être armés ensuite, dans le cadre d’opération
généralisée et en fonction des résultats obtenus par les commandos « Z » et
les Compagnies UTO.
IL EFFECTIF ET DOTATION D’UN COMMANDO « Z »
Sous cette rubrique, le document examine l’organigramme d’un commando
« Z », soit le chef de commando avec son groupe de commandement qui
comprend deux adjoints, trois agents de liaison, deux radios, un médecin et
deux infirmiers. Ensuite, quatre sections avec chacune un groupe de commandement, un groupe feu doté de deux fusils-mitrailleurs, un groupe anti-chars
et un groupe dit de choc. Chaque section regroupe 33 hommes, l’ensemble du
commando « Z », 143.
III. MISSION
Mission principale. Les commandos « Z » sont une troupe de choc dont la
mission sera de se rendre maître le jour « J » des objectifs qui lui auront été
désignés. Ces objectifs devront avoir été étudiés et jaugés auparavant.
— Mission secondaire permanente. Chaque membre des commandos est
un agent de renseignement en puissance. En particulier ceux travaillant dans
l’administration civile ou militaire, service des Chèques Postaux, Assurances
Sociales, Allocations, Inspection du travail, peuvent rendre de grands services ; ils devront remplir avec le plus grand soin les demandes d’enquête qui
leur seront envoyées.
, On cite F exemple du commando « Z » du secteur de Blida. Sa « situation
d effectif» à la date du 2 décembre 1961 est de deux officiers, 14 sousofficiers et 131 hommes de troupe, soit 147 hommes. Il ne dispose pour l’heure
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
sein-dey — maison-carrée — Orléans marine-centre. Les quatre premiers ont
un Commando « Z » et une compagnie UTO. Le cinquième (centre), trois
commandos « Z » et deux compagnies UTO. Le secteur blida est pourvu de
deux commandos « Z » et d’une compagnie UTO.
Le secteur aïn-taya est cité sans mention de commando ni de compagnie.
Le secteur maison-blanche dispose de deux commandos « Z » et d’une
compagnie UTO.
Les commandos prenaient l’indicatif Commandos « Z » et étaient numérotés
de 1 à 13.
Leur organisation et leur mise en œuvre relevaient de l’état-major de secteur, bureau OM (Bureau Organisation des Masses). [...]
Les compagnies UTO relevaient du commandement direct des secteurs et
sous-secteurs et devaient être employées soit sur des objectifs particuliers, soit
en appui des commandos « Z ».
Les bataillons UT relevaient également du Commandant de secteur ou de
sous-secteur.
[...]
Armement... En juillet 1961, les commandos « Z » étaient déjà dotés de la
plus grande partie de leur armement ; le complément devait leur être fourni
directement et en priorité par l’OM.
Les compagnies UTO ne disposaient pas encore d’armement propre. La
mise sur pied de ces compagnies suivait celle du commando « Z ».
Les bataillons UT devaient être armés ensuite, dans le cadre d’opération
généralisée et en fonction des résultats obtenus par les commandos « Z » et
les Compagnies UTO.
IL EFFECTIF ET DOTATION D’UN COMMANDO « Z »
Sous cette rubrique, le document examine l’organigramme d’un commando
« Z », soit le chef de commando avec son groupe de commandement qui
comprend deux adjoints, trois agents de liaison, deux radios, un médecin et
deux infirmiers. Ensuite, quatre sections avec chacune un groupe de commandement, un groupe feu doté de deux fusils-mitrailleurs, un groupe anti-chars
et un groupe dit de choc. Chaque section regroupe 33 hommes, l’ensemble du
commando « Z », 143.
III. MISSION
Mission principale. Les commandos « Z » sont une troupe de choc dont la
mission sera de se rendre maître le jour « J » des objectifs qui lui auront été
désignés. Ces objectifs devront avoir été étudiés et jaugés auparavant.
— Mission secondaire permanente. Chaque membre des commandos est
un agent de renseignement en puissance. En particulier ceux travaillant dans
l’administration civile ou militaire, service des Chèques Postaux, Assurances
Sociales, Allocations, Inspection du travail, peuvent rendre de grands services ; ils devront remplir avec le plus grand soin les demandes d’enquête qui
leur seront envoyées.
, On cite F exemple du commando « Z » du secteur de Blida. Sa « situation
d effectif» à la date du 2 décembre 1961 est de deux officiers, 14 sousofficiers et 131 hommes de troupe, soit 147 hommes. Il ne dispose pour l’heure
