Les fausses espérances et le chaos
309
• 7 juin. Le général Ailleret remplace le général Gambiez au
commandement en chef en Algérie.
• 13 juin. Interruption de la conférence d’Evian après le constat d’un
désaccord sur l’avenir des Européens d’Algérie, et du Sahara.
• 20 juin. Après les généraux Bigot, Nicot, Petit et le commandant
Denoix de Saint-Marc, le général Gouraud est condamné par le Haut
Tribunal militaire. Le 11 juillet, les généraux Gardy, Jouhaud et Salan
ainsi que les colonels Argoud, Broizat, Gardes, Godard et Lacheroy, en
fuite, seront condamnés à mort par la même institution,
• 5 juillet. Le FLN organise, à l’occasion de l’anniversaire de la
prise d’Alger par les troupes françaises, une manifestation contre la
« partition », qui rassemble sur l’ensemble du territoire des foules
considérables. Si ce rassemblement se déroule dans le calme à Alger
grâce aux mesures de sécurité prises par les autorités et à l’encadrement
des manifestants par les militants du FLN, de très graves incidents sont
signalés à Contantine et dans le Constantinois où l’on déplore 80 morts
et plus de 250 blessés !
• 7 juillet. Le président Habib Bourguiba adresse au général de
Gaulle un message dans lequel il lui demande le retrait des forces françaises stationnées dans le port tunisien de Bizerte. Le 18 juillet et les
jours suivants, de violents affrontements opposeront la foule tunisienne
— qui encerclait la base — aux parachutistes français chargés de la
dégager. Plusieurs dizaines d’entre eux et des centaines de Tunisiens
seront tués au cours de ces affrontements. Le 20 juillet, la Tunisie rompra ses relations avec la France.
Le président Bourguiba portera l’affaire devant l’ONU, mais le
Conseil de sécurité constatera son incapacité à arbitrer le différend.
Cependant un cessez-le-feu interviendra le 23 juillet.
Sections spéciales et commandos Z — L’OAS à l’œuvre
De Gaulle et le gouvernement Debré revivent la situation d une
Ve République contrainte de faire face sur tous les fronts... Pendant que
se nouaient le drame de Bizerte et la confrontation avec les Tunisiens,
les pourparlers reprenaient à Lugrin, en Haute-Savoie, le 20 juillet, avec
les représentants du FLN, pour achopper une nouvelle fois sur la question du Sahara. En Algérie même, les attentats du FLN et les embus
309
• 7 juin. Le général Ailleret remplace le général Gambiez au
commandement en chef en Algérie.
• 13 juin. Interruption de la conférence d’Evian après le constat d’un
désaccord sur l’avenir des Européens d’Algérie, et du Sahara.
• 20 juin. Après les généraux Bigot, Nicot, Petit et le commandant
Denoix de Saint-Marc, le général Gouraud est condamné par le Haut
Tribunal militaire. Le 11 juillet, les généraux Gardy, Jouhaud et Salan
ainsi que les colonels Argoud, Broizat, Gardes, Godard et Lacheroy, en
fuite, seront condamnés à mort par la même institution,
• 5 juillet. Le FLN organise, à l’occasion de l’anniversaire de la
prise d’Alger par les troupes françaises, une manifestation contre la
« partition », qui rassemble sur l’ensemble du territoire des foules
considérables. Si ce rassemblement se déroule dans le calme à Alger
grâce aux mesures de sécurité prises par les autorités et à l’encadrement
des manifestants par les militants du FLN, de très graves incidents sont
signalés à Contantine et dans le Constantinois où l’on déplore 80 morts
et plus de 250 blessés !
• 7 juillet. Le président Habib Bourguiba adresse au général de
Gaulle un message dans lequel il lui demande le retrait des forces françaises stationnées dans le port tunisien de Bizerte. Le 18 juillet et les
jours suivants, de violents affrontements opposeront la foule tunisienne
— qui encerclait la base — aux parachutistes français chargés de la
dégager. Plusieurs dizaines d’entre eux et des centaines de Tunisiens
seront tués au cours de ces affrontements. Le 20 juillet, la Tunisie rompra ses relations avec la France.
Le président Bourguiba portera l’affaire devant l’ONU, mais le
Conseil de sécurité constatera son incapacité à arbitrer le différend.
Cependant un cessez-le-feu interviendra le 23 juillet.
Sections spéciales et commandos Z — L’OAS à l’œuvre
De Gaulle et le gouvernement Debré revivent la situation d une
Ve République contrainte de faire face sur tous les fronts... Pendant que
se nouaient le drame de Bizerte et la confrontation avec les Tunisiens,
les pourparlers reprenaient à Lugrin, en Haute-Savoie, le 20 juillet, avec
les représentants du FLN, pour achopper une nouvelle fois sur la question du Sahara. En Algérie même, les attentats du FLN et les embus
