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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
cades de l’ALN montraient une nette recrudescence... au moment même
où se séparaient les plénipotentiaires. Rien que pendant la journée du
29 juillet, on comptait 18 morts et une centaine de blessés.
Mais le péril venait surtout de l’OAS. L’organisation secrète publiait
un recensement impressionnant de ses actions terroristes pour la période
du 20 juin au 20 juillet 196121 :
[...] Les sections spéciales ont effectué 380 attaques à la bombe sur l’ensemble du territoire algérien, dont 145 attaques sur le grand alger, 125 sur
ORAN, 110 sur BLIDA, MASCARA, TIARET, BATNA, SIDI-BEL-ABBÈS, ORLÉANSVILLE,
TLEMCEN.
Dans la seule semaine du 13 au 20 juillet 1961, les sections spéciales de
l’OAS ont effectué 138 attaques à la bombe dont 67 sur le Grand Alger, 23
sur Contantine, 56 sur la région oranaise.
Après l’exécution des traîtres gavoury et pasany de nouvelles condamnations ont été prononcées, les sections spéciales de l’OAS ont été chargées de
leur exécution sur les personnes suivantes :
sekoum djena Ben Ali, chauffeur de taxi (Hamiz), FLN.
Buono, tailleur, 1, rue Bamave, responsable du Parti communiste algérien.
Dr schembri, maire [socialiste] de Fort-de-l’Eau, membre de l’association
pour le soutien du général de Gaulle.
[Le 18 novembre, le Dr William lévy, secrétaire de la SFIO à Alger, sera
à son tour assassiné par l’OAS.]
André palaccio, agent de la Gestapo gaulliste.
Les sections spéciales de l’OAS ont régulièrement effectué des attaques à
la grenade sur les lieux de réunion du FLN.
Enfin les récupérations d’armes de guerre (FM et PM notamment), de munitions et d’explosifs ont été suivies de façon continue. En particulier, 4 132
kilos de plastic et 1 000 détonateurs électriques ont été récupérés à boghari.
Les « sections spéciales » — le nom rappelle, dans des circonstances
il est vrai bien différentes, de sombres événements — ont donc
commencé leur travail terroriste sur une grande échelle en ces mois de
juin-juillet 1961... Mais il faut compter avec une forme d’action plus
collective, les « commandos Z », dont l’organisation revient au colonel Gardes, et qui ont quelque parenté avec les commandos de choc de
la Cagoule.
Emanant très vraisemblablement du colonel Gardes lui-même, une
« Note de service » datée du 29 août et portant en en-tête « OAS
— Commando Z » précise22 :
La mission opérationnelle des commandos « Z » a déjà été indiquée verbalement mais il paraît utile de donner une dernière fois [souligné dans le texte]
toutes précisions à ce sujet.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
cades de l’ALN montraient une nette recrudescence... au moment même
où se séparaient les plénipotentiaires. Rien que pendant la journée du
29 juillet, on comptait 18 morts et une centaine de blessés.
Mais le péril venait surtout de l’OAS. L’organisation secrète publiait
un recensement impressionnant de ses actions terroristes pour la période
du 20 juin au 20 juillet 196121 :
[...] Les sections spéciales ont effectué 380 attaques à la bombe sur l’ensemble du territoire algérien, dont 145 attaques sur le grand alger, 125 sur
ORAN, 110 sur BLIDA, MASCARA, TIARET, BATNA, SIDI-BEL-ABBÈS, ORLÉANSVILLE,
TLEMCEN.
Dans la seule semaine du 13 au 20 juillet 1961, les sections spéciales de
l’OAS ont effectué 138 attaques à la bombe dont 67 sur le Grand Alger, 23
sur Contantine, 56 sur la région oranaise.
Après l’exécution des traîtres gavoury et pasany de nouvelles condamnations ont été prononcées, les sections spéciales de l’OAS ont été chargées de
leur exécution sur les personnes suivantes :
sekoum djena Ben Ali, chauffeur de taxi (Hamiz), FLN.
Buono, tailleur, 1, rue Bamave, responsable du Parti communiste algérien.
Dr schembri, maire [socialiste] de Fort-de-l’Eau, membre de l’association
pour le soutien du général de Gaulle.
[Le 18 novembre, le Dr William lévy, secrétaire de la SFIO à Alger, sera
à son tour assassiné par l’OAS.]
André palaccio, agent de la Gestapo gaulliste.
Les sections spéciales de l’OAS ont régulièrement effectué des attaques à
la grenade sur les lieux de réunion du FLN.
Enfin les récupérations d’armes de guerre (FM et PM notamment), de munitions et d’explosifs ont été suivies de façon continue. En particulier, 4 132
kilos de plastic et 1 000 détonateurs électriques ont été récupérés à boghari.
Les « sections spéciales » — le nom rappelle, dans des circonstances
il est vrai bien différentes, de sombres événements — ont donc
commencé leur travail terroriste sur une grande échelle en ces mois de
juin-juillet 1961... Mais il faut compter avec une forme d’action plus
collective, les « commandos Z », dont l’organisation revient au colonel Gardes, et qui ont quelque parenté avec les commandos de choc de
la Cagoule.
Emanant très vraisemblablement du colonel Gardes lui-même, une
« Note de service » datée du 29 août et portant en en-tête « OAS
— Commando Z » précise22 :
La mission opérationnelle des commandos « Z » a déjà été indiquée verbalement mais il paraît utile de donner une dernière fois [souligné dans le texte]
toutes précisions à ce sujet.
