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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
vinces, châtier les traîtres qui, depuis 1936, ont entrepris de saboter la France
par la division et la haine, reconstituer l’Occident sur de nouvelles bases, tels
sont les buts.
« Nous vous convions tous, Français de bonne foi, qui aspirez à un monde
meilleur où l’argent ne sera pas ici roi, et où la lèpre communiste n’aura plus
le droit d’asile, à venir nous rejoindre, ou bien à créer sur place des maquis à
l’image du nôtre.
« Il va falloir combattre par tous les moyens possibles un régime qui pour
survivre et sauver ses privilèges n’hésite pas à faire appel aux milices
communistes.
« La victoire nous est assurée, si nous voulons, car la Providence protège
notre juste combat.
« Vive F Armée,
« Vive la France Nouvelle.
« Premières directives.
« Français qui savez encore ce que représente la Patrie, aidez de toutes vos
forces le premier maquis de la France Nouvelle,
« — en constituant des réseaux de soutien,
« — en reproduisant et en diffusant la lettre hebdomadaire que nous vous
enverrons,
« — en inscrivant sur les murs et les routes le sigle du maquis RP. »
Le colonel Thozet perçoit très bien l’éparpillement des forces issues
du 26 avril et, sans pouvoir les définir clairement pour l’instant, les
divisions qui vont secouer l’organisation clandestine :
On ne peut encore, à la faveur de ces nouveaux tracts [...], tirer une conclusion hâtive sur les difficultés de l’OAS.
Cependant, il faut préciser que selon des renseignements émanant de plusieurs sources, des désaccords apparaîtraient entre les ex-chefs militaires en
fuite et les civils ainsi qu’entre les ex-chefs militaires eux-mêmes.
En effet, certains « civils » de l’ancien Réseau France Résurrection notamment, reprocheraient aux militaires l’échec de l’insurrection qui serait due en
partie au fait que les « civils » n’y ont pas participé aussi activement qu’ils
auraient pu...
Non seulement réserves et critiques viennent de mouvements comme
France Résurrection et le MP 13 de Robert Martel, mais de sérieuses
divergences séparent le « Groupe de Madrid » autour de Pierre Lagaillarde avec le Dr Lefèvre et les colonels Argoud et Lacheroy privilégiant
l’action spectaculaire sur le plan psychologique destinée à la métropole,
et la méthode violente des attentats pratiquée par l’état-major d’Alger
avec Raoul Salan. Le capitaine Sergent, qui prendra la tête de l’OAS
métropole qu’il avait organisée, rejoindra l’analyse des « Madrilènes »,
mais les courants s’unifieront à l’automne 1961 autour du général Salan
qui sera reconnu comme chef incontesté de l’OAS.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
vinces, châtier les traîtres qui, depuis 1936, ont entrepris de saboter la France
par la division et la haine, reconstituer l’Occident sur de nouvelles bases, tels
sont les buts.
« Nous vous convions tous, Français de bonne foi, qui aspirez à un monde
meilleur où l’argent ne sera pas ici roi, et où la lèpre communiste n’aura plus
le droit d’asile, à venir nous rejoindre, ou bien à créer sur place des maquis à
l’image du nôtre.
« Il va falloir combattre par tous les moyens possibles un régime qui pour
survivre et sauver ses privilèges n’hésite pas à faire appel aux milices
communistes.
« La victoire nous est assurée, si nous voulons, car la Providence protège
notre juste combat.
« Vive F Armée,
« Vive la France Nouvelle.
« Premières directives.
« Français qui savez encore ce que représente la Patrie, aidez de toutes vos
forces le premier maquis de la France Nouvelle,
« — en constituant des réseaux de soutien,
« — en reproduisant et en diffusant la lettre hebdomadaire que nous vous
enverrons,
« — en inscrivant sur les murs et les routes le sigle du maquis RP. »
Le colonel Thozet perçoit très bien l’éparpillement des forces issues
du 26 avril et, sans pouvoir les définir clairement pour l’instant, les
divisions qui vont secouer l’organisation clandestine :
On ne peut encore, à la faveur de ces nouveaux tracts [...], tirer une conclusion hâtive sur les difficultés de l’OAS.
Cependant, il faut préciser que selon des renseignements émanant de plusieurs sources, des désaccords apparaîtraient entre les ex-chefs militaires en
fuite et les civils ainsi qu’entre les ex-chefs militaires eux-mêmes.
En effet, certains « civils » de l’ancien Réseau France Résurrection notamment, reprocheraient aux militaires l’échec de l’insurrection qui serait due en
partie au fait que les « civils » n’y ont pas participé aussi activement qu’ils
auraient pu...
Non seulement réserves et critiques viennent de mouvements comme
France Résurrection et le MP 13 de Robert Martel, mais de sérieuses
divergences séparent le « Groupe de Madrid » autour de Pierre Lagaillarde avec le Dr Lefèvre et les colonels Argoud et Lacheroy privilégiant
l’action spectaculaire sur le plan psychologique destinée à la métropole,
et la méthode violente des attentats pratiquée par l’état-major d’Alger
avec Raoul Salan. Le capitaine Sergent, qui prendra la tête de l’OAS
métropole qu’il avait organisée, rejoindra l’analyse des « Madrilènes »,
mais les courants s’unifieront à l’automne 1961 autour du général Salan
qui sera reconnu comme chef incontesté de l’OAS.
