Les fausses espérances et le chaos
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militaire qui sera incessamment créé pour connaître des crimes contre la sûreté
de l’État...
Les généraux insurgés sont assurés de l’appui du 1er REP, fer de
lance de l’opération, du 1er Groupement de Commandos Parachutistes
(GCP) qui l’accompagnait à l’origine de l’intervention, du 1er Régiment
Etranger de Cavalerie (REC), des 14e et 18e Régiments de Chasseurs
Parachutistes (RCP), de trois régiments sur quatre de la 10e DP, le
3e Régiment de Parachutistes d’infanterie de Marine (RPIMa) ayant
refusé de les suivre dans la dissidence.
Un bilan de forces assurément performantes mais qui masque des
défections importantes. Tandis que l’amiral Querville a assuré Jean
Morin de son appui dès le début du putsch, le général Bigot, commandant la 5e Région aérienne et successeur du général Jouhaud, a rejoint
les insurgés, mais il ne sera pas suivi par ses officiers. Challe et Zeller
qui battent le rappel dans les Régions se heurtent souvent à des refus,
recueillent des réponses dilatoires ou des accords de principe qui se
transformeront en valse hésitation. À Sidi-bel-Abbès le colonel Brothier
refuse d’engager la Légion, imités par le général Simon à Tizi-Ouzou
pour la Kabylie. À Colomb-Béchar, le général de Maisonrouge fait
répondre... qu’il est souffrant. À Oran, le général de Pouilly reste
d’abord silencieux, puis refuse de suivre les putschistes. Quant au général Gouraud, à Constantine, il adhère au mouvement... avant de se
reprendre.
La réaction
A Paris, où le général de Gaulle a été prévenu des événements à
2 heures du matin, les initiatives n’ont pas tardé. Un coup de filet organisé sur des informations de dernière heure permet de neutraliser dans
la capitale les responsables de l’antenne du pronunciamiento, dont le
général Faure et le colonel Vaudrey. Un plan insurrectionnel est découvert qui prévoyait, en répétition du plan « Résurrection » de mai 1958,
la marche sur Paris de trois colonnes militaires en provenance
d’Auxerre, d’Orléans et de Rambouillet, en particulier le 1er hussards
d’Orléans et le 501e régiment de chars de Rambouillet, qui est décidément abonné à tous les complots... Des élèves des grandes écoles et des
civils armés seraient également mis à contribution pour la prise de
contrôle des principaux points névralgiques de la capitale.
Ces succès inespérés privent l’état-major rebelle d Alger, qui n en
sera d’ailleurs averti que quarante-huit heures plus tard, d un atout capital. Parallèlement à cette action, la décision est prise, à 1 initiative^ du
Premier ministre Michel Debré et de Roger Frey, qui vient d être
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militaire qui sera incessamment créé pour connaître des crimes contre la sûreté
de l’État...
Les généraux insurgés sont assurés de l’appui du 1er REP, fer de
lance de l’opération, du 1er Groupement de Commandos Parachutistes
(GCP) qui l’accompagnait à l’origine de l’intervention, du 1er Régiment
Etranger de Cavalerie (REC), des 14e et 18e Régiments de Chasseurs
Parachutistes (RCP), de trois régiments sur quatre de la 10e DP, le
3e Régiment de Parachutistes d’infanterie de Marine (RPIMa) ayant
refusé de les suivre dans la dissidence.
Un bilan de forces assurément performantes mais qui masque des
défections importantes. Tandis que l’amiral Querville a assuré Jean
Morin de son appui dès le début du putsch, le général Bigot, commandant la 5e Région aérienne et successeur du général Jouhaud, a rejoint
les insurgés, mais il ne sera pas suivi par ses officiers. Challe et Zeller
qui battent le rappel dans les Régions se heurtent souvent à des refus,
recueillent des réponses dilatoires ou des accords de principe qui se
transformeront en valse hésitation. À Sidi-bel-Abbès le colonel Brothier
refuse d’engager la Légion, imités par le général Simon à Tizi-Ouzou
pour la Kabylie. À Colomb-Béchar, le général de Maisonrouge fait
répondre... qu’il est souffrant. À Oran, le général de Pouilly reste
d’abord silencieux, puis refuse de suivre les putschistes. Quant au général Gouraud, à Constantine, il adhère au mouvement... avant de se
reprendre.
La réaction
A Paris, où le général de Gaulle a été prévenu des événements à
2 heures du matin, les initiatives n’ont pas tardé. Un coup de filet organisé sur des informations de dernière heure permet de neutraliser dans
la capitale les responsables de l’antenne du pronunciamiento, dont le
général Faure et le colonel Vaudrey. Un plan insurrectionnel est découvert qui prévoyait, en répétition du plan « Résurrection » de mai 1958,
la marche sur Paris de trois colonnes militaires en provenance
d’Auxerre, d’Orléans et de Rambouillet, en particulier le 1er hussards
d’Orléans et le 501e régiment de chars de Rambouillet, qui est décidément abonné à tous les complots... Des élèves des grandes écoles et des
civils armés seraient également mis à contribution pour la prise de
contrôle des principaux points névralgiques de la capitale.
Ces succès inespérés privent l’état-major rebelle d Alger, qui n en
sera d’ailleurs averti que quarante-huit heures plus tard, d un atout capital. Parallèlement à cette action, la décision est prise, à 1 initiative^ du
Premier ministre Michel Debré et de Roger Frey, qui vient d être
