Les fausses espérances et le chaos
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Alger : les barricades — Paris : le difficile combat
contre le terrorisme
• 16 septembre 1959. Le général de Gaulle lance, au cours d’une
allocution radiotélévisée, la formule d’« autodétermination » :
[...] On peut maintenant envisager le jour où les hommes et les femmes qui
habitent l’Algérie seront en mesure de décider de leur destin, une fois pour
toutes, librement, en connaissance de cause. Compte tenu de toutes ces données algériennes, nationales et internationales, je considère comme nécessaire
que ce recours à l’autodétermination soit aujourd’hui proclamé...
Le général de Gaulle expose ensuite le triple choix qui se présentera
aux Algériens : la sécession qui, « entraînerait une misère épouvantable,
un affreux chaos politique et bientôt la dictature belliqueuse des
communistes », la francisation ou, une option qui a de toute évidence
sa préférence, le gouvernement des Algériens par les Algériens, appuyé
sur l’aide de la France et en union étroite avec elle pour l’économie, la
défense, l’enseignement, les relations extérieures. Dans ce cas, précise
de président de la République, le régime intérieur de l’Algérie devrait
être de type fédéral.
Cette initiative du général de Gaulle qui révèle une modification
spectaculaire de ses intentions sur la question algérienne — mais qui
ne surprend guère les familiers de sa pensée — suscite des réactions
contradictoires, ainsi qu’il fallait s’y attendre. Tandis que les partis de
la gauche non communiste approuvent le Général, l’armée s’inquiète,
et les défenseurs inconditionnels de l’Algérie française, qui dénoncent
une trahison, s’agitent. Le 19 septembre, le Rassemblement pour l’Algérie Française (RAF) est lancé à Paris sous l’impulsion de Georges
Bidault. Quant au FLN, il fera connaître sa position le 28 septembre,
en se déclarant « prêt à entrer en pourparlers afin de discuter des conditions politiques et militaires du cessez-le-feu, ainsi que des conditions
et des garanties de l’application de l’autodétermination. »
• 15 octobre. Des coups de feu sont tirés contre la voiture de François Mitterrand, près de l’Observatoire, à Paris.
• 22 octobre. L'Express et France-Observateur sont saisis en raison
d’articles consacrés à la situation en Algérie, l’Algérie qui mobilise de
plus en plus l’attention et soulève une nouvelle vague de prises de
positions et de passions. Tandis que le parti communiste se rallie à son
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