Les fausses espérances et le chaos
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amirouche est mort pieusement pour sa Patrie. Son souvenir en nous sera
certes impérissable. Sa vie comme sa mort seront pour nous un exemple toujours vivant, et nous jurons de rester fidèle à l’idéal qu’il incarna : libérer le
sol national ou mourir. La mort dont nous menace M. delouvrier [délégué
général du gouvernement depuis décembre 1958] ne nous fait pas peur,
comme elle n’a jamais fait peur à amirouche car elle n’est pas inutile puisqu’elle contribue à faire revivre notre Patrie.
amirouche est mort, mais la Révolution n’est pas l’œuvre d’un homme,
quels que soient ses qualités ou son génie. Elle est l’œuvre de tous les Algériens et une fois déclenchée, elle suit inexorablement son cours jusqu’à la
réalisation totale des aspirations du Peuple Algérien.
amirouche est mort, mais déjà des milliers d’autres amirouche sont debout,
prêts à prendre la relève. La lutte continue sans faille et continuera aussi
longtemps qu’il le faudra, plus implacable que jamais. L’ennemi le saura à ses
dépens car si on peut tuer un homme, on ne peut jamais tuer l’ZJée.
Que l’ennemi se rappelle ses chants de victoire au lendemain de la mort
héroïque des didouche, ben boulaïd, zirout* du rapt de ben bella et de ses
compagnons, de l’assassinat de ben M’Hidi et de tant d’autres.
* Rappel :
— Didouche : référence à Didouche Mourad, l’un des chefs « historiques » de 1 insurrection, au
même titre que Ben Boulaïd et Ben M’Hidi. Il sera tué le 18 janvier 1955 à Condé-Smendou par des
éléments du 18e RIPC du colonel Ducoumau et remplacé à la tête de la wilaya 2 par Zighout Youssef
qui sera tué à son tour le 23 septembre 1956 alors qu’il revenait du « congrès » de la Soummam.
— Ben Boulaïd, Mostefa, chef de la wilaya 1, avait été tué le 27 mars 1956 par une radio piégée
parachutée par des éléments du 11e bataillon parachutiste de choc (11e BPC) chargé des opérations
«spéciales».
.
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x , ,, .
— « Rapt de Ben Bella et de ses compagnons » : il s’agit bien entendu du détournement de avion
qui transportait Ahmed Ben Bella et plusieurs dirigeants du FLN, le 22 octobre 1956, détournement a
l’issue duquel ils furent arrêtés.
Ce tract disait vrai. Le commandant Mira Abderrahmane poursuivra
l’extermination des « éléments instruits ».
L’« adjoint politique » qui avait fait livrer tant d’informations sur
l’extermination des « suspects » de la wilaya 3 concluait en ce mois
d’avril 1959 :
[...]. Tous ces jeunes, intelligents et courageux qui ne demandaient qu’à
vivre croyaient trouver plus humain, plus libre et plus civilisé que la France
en rejoignant la rébellion. Malheureusement pour eux, ils n’ont connu la vérité
qu’au prix de leur vie. Leurs chefs ont préféré jeter aux chacals de l’Afkadou
et du Bou-Naaman leurs corps horriblement mutilés plutôt que de supporter
les morsures de leur complexe fanatique [ ?]. Certes, la rébellion a subi de
grandes pertes en détruisant de ses mains son potentiel intellectuel, malheureusement la population civile a également fourni sa lourde contribution au démon
du Djebel, amirouche s’était toujours promis de faire davantage une fois l’in
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amirouche est mort pieusement pour sa Patrie. Son souvenir en nous sera
certes impérissable. Sa vie comme sa mort seront pour nous un exemple toujours vivant, et nous jurons de rester fidèle à l’idéal qu’il incarna : libérer le
sol national ou mourir. La mort dont nous menace M. delouvrier [délégué
général du gouvernement depuis décembre 1958] ne nous fait pas peur,
comme elle n’a jamais fait peur à amirouche car elle n’est pas inutile puisqu’elle contribue à faire revivre notre Patrie.
amirouche est mort, mais la Révolution n’est pas l’œuvre d’un homme,
quels que soient ses qualités ou son génie. Elle est l’œuvre de tous les Algériens et une fois déclenchée, elle suit inexorablement son cours jusqu’à la
réalisation totale des aspirations du Peuple Algérien.
amirouche est mort, mais déjà des milliers d’autres amirouche sont debout,
prêts à prendre la relève. La lutte continue sans faille et continuera aussi
longtemps qu’il le faudra, plus implacable que jamais. L’ennemi le saura à ses
dépens car si on peut tuer un homme, on ne peut jamais tuer l’ZJée.
Que l’ennemi se rappelle ses chants de victoire au lendemain de la mort
héroïque des didouche, ben boulaïd, zirout* du rapt de ben bella et de ses
compagnons, de l’assassinat de ben M’Hidi et de tant d’autres.
* Rappel :
— Didouche : référence à Didouche Mourad, l’un des chefs « historiques » de 1 insurrection, au
même titre que Ben Boulaïd et Ben M’Hidi. Il sera tué le 18 janvier 1955 à Condé-Smendou par des
éléments du 18e RIPC du colonel Ducoumau et remplacé à la tête de la wilaya 2 par Zighout Youssef
qui sera tué à son tour le 23 septembre 1956 alors qu’il revenait du « congrès » de la Soummam.
— Ben Boulaïd, Mostefa, chef de la wilaya 1, avait été tué le 27 mars 1956 par une radio piégée
parachutée par des éléments du 11e bataillon parachutiste de choc (11e BPC) chargé des opérations
«spéciales».
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— « Rapt de Ben Bella et de ses compagnons » : il s’agit bien entendu du détournement de avion
qui transportait Ahmed Ben Bella et plusieurs dirigeants du FLN, le 22 octobre 1956, détournement a
l’issue duquel ils furent arrêtés.
Ce tract disait vrai. Le commandant Mira Abderrahmane poursuivra
l’extermination des « éléments instruits ».
L’« adjoint politique » qui avait fait livrer tant d’informations sur
l’extermination des « suspects » de la wilaya 3 concluait en ce mois
d’avril 1959 :
[...]. Tous ces jeunes, intelligents et courageux qui ne demandaient qu’à
vivre croyaient trouver plus humain, plus libre et plus civilisé que la France
en rejoignant la rébellion. Malheureusement pour eux, ils n’ont connu la vérité
qu’au prix de leur vie. Leurs chefs ont préféré jeter aux chacals de l’Afkadou
et du Bou-Naaman leurs corps horriblement mutilés plutôt que de supporter
les morsures de leur complexe fanatique [ ?]. Certes, la rébellion a subi de
grandes pertes en détruisant de ses mains son potentiel intellectuel, malheureusement la population civile a également fourni sa lourde contribution au démon
du Djebel, amirouche s’était toujours promis de faire davantage une fois l’in
