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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
dépendance acquise : « Tous les bourgeois des villes, disait-il, ont plus ou
moins collaboré avec la France. Mais ils y passeront ! »
• 28 septembre 1958. 79 % des électeurs de la métropole sur 84,9 %
des votants approuvent la nouvelle Constitution. Les « oui » l’emportent d’une manière plus massive encore en Algérie : 96 % des suffrages
exprimés.
• 2 au 5 octobre. Entreprenant un nouveau voyage en Algérie, le
général de Gaulle annonce à Constantine, le 3 octobre, le lancement
d’un important plan de développement économique et social et renouvelle son appel au cessez-le-feu. Sur cinq années, accession accrue des
jeunes gens arabes et kabyles aux corps de l’État en métropole ; alignement des salaires en Algérie au niveau de ceux de la métropole ; attribution de 250 000 hectares de terres nouvelles à des cultivateurs
musulmans ; mise en valeur agricole et industrielle de l’Algérie ;
construction de logements pour un million de personnes ; développement de l’équipement sanitaire, des ports, des routes, des transmissions,
création de 400 000 emplois, et toujours sur cinq années, scolarisation
totale de la jeunesse algérienne.
Et à l’intention de la rébellion :
[...] Alors, me tournant vers ceux qui prolongent une lutte fratricide, qui
organisent dans la métropole de lamentables attentats, qui déversent leurs
invectives à travers les chancelleries, les officines, les radios, les feuilles
publiques de certaines capitales, je leur dis : « Pourquoi tuer ? Il s’agit de faire
vivre. Pourquoi détruire ? Il s’agit de construire. Pourquoi haïr ? Il faut coopérer. Cessez donc ces combats absurdes, aussitôt l’espérance refleurira en tout
point de l’Algérie... »
• 20 octobre. Quatre militaires français sont libérés par le FLN à
Tunis.
• 23 octobre. Au cours d’une conférence de presse à l’Élysée, le
général de Gaulle propose la « paix des braves » au FLN et suggère que
des représentants de « l’organisation extérieure » viennent en discuter
directement les modalités avec lui. Le 25 octobre, le GPRA rejette officiellement l’offre du général de Gaulle.
• 1er novembre. À Alger, Joseph Ortiz et Jean-Jacques Susini fondent
le Front National Français (FNF).
• 23 novembre. Succès de l’Union pour la Nouvelle République
(UNR-gaullistes) qui remporte 194 sièges à l’Assemblée. Cent trente et
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