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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
aux commandements de l’intérieur. En mars 1959, il se met en marche
afin de rencontrer Si Haouès au sud-est de Bou-Saada, mais son unité
est interceptée une première fois, sur la foi d’un renseignement, par les
paras du colonel Ducasse, l’ancien chef d’état-major du général Massu.
Plus de 70 de ses hommes tombent au combat tandis qu’il réussit à
s’échapper. Pour peu de temps, puisque Ducasse retrouve la trace des
deux chefs rebelles qui sont tués après avoir lutté avec quelque 40 moujahidines contre les 2 500 soldats qui les avaient surpris.
Le loup de l’Afkadou avait fait des émules qui entendaient continuer
le combat. Témoin ce message du « comité » de la Mintaqa 2 de la
wilaya 3 au chef de la Nahia 111 :
Aux Armées, le 4 avril 1959
Cher Frère,
Nous vous envoyons ce jour un lot de tracts à diffuser très rapidement. Ce
tract qui traite de la mort de notre frère et Chef si amirouche doit être répandu
partout : à la ville, comme à la campagne, dans la population comme chez les
Djounouds. Il doit être lu, expliqué, commenté partout par les responsables,
devant la population ou les djounouds qui doivent être rassemblés pour la
circonstance.
Très bientôt, nous vous enverrons un autre tract destiné aux djounouds
spécialement.
Notre activité, notre programme doivent redoubler d’intensité ces jours-ci
pour contrecarrer l’offensive psychologico-militaire que ne manquera pas de
déclencher l’ennemi.
Nous devons veiller aussi avec un soin jaloux au bon moral des djounouds
et par tous les moyens leur montrer que si amirouche est mort, il a néanmoins
laissé des hommes dignes de continuer le combat et des chefs capables de les
remplacer.
Salutations patriotiques.
Suit le texte du tract *
:
* Traduit de l’arabe.
Wilaya n° 3
« ... Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place... »
amirouche vient de tomber au champ d’honneur en compagnie de si haouès
de la wilaya 6.
si amirouche et si haouès sont « morts en combattants », en héros. Nous
perdons en chacun d’eux un Chef, un ami, un frère. Mais leur mort, loin de
nous abattre, ne fait que renforcer notre volonté de lutte, notre foi en la Victoire finale.
La propagande française déjà se déchaîne et s’efforce à tout prix de faire
croire que la mort d’amirouche influera sur le cours de la Révolution.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
aux commandements de l’intérieur. En mars 1959, il se met en marche
afin de rencontrer Si Haouès au sud-est de Bou-Saada, mais son unité
est interceptée une première fois, sur la foi d’un renseignement, par les
paras du colonel Ducasse, l’ancien chef d’état-major du général Massu.
Plus de 70 de ses hommes tombent au combat tandis qu’il réussit à
s’échapper. Pour peu de temps, puisque Ducasse retrouve la trace des
deux chefs rebelles qui sont tués après avoir lutté avec quelque 40 moujahidines contre les 2 500 soldats qui les avaient surpris.
Le loup de l’Afkadou avait fait des émules qui entendaient continuer
le combat. Témoin ce message du « comité » de la Mintaqa 2 de la
wilaya 3 au chef de la Nahia 111 :
Aux Armées, le 4 avril 1959
Cher Frère,
Nous vous envoyons ce jour un lot de tracts à diffuser très rapidement. Ce
tract qui traite de la mort de notre frère et Chef si amirouche doit être répandu
partout : à la ville, comme à la campagne, dans la population comme chez les
Djounouds. Il doit être lu, expliqué, commenté partout par les responsables,
devant la population ou les djounouds qui doivent être rassemblés pour la
circonstance.
Très bientôt, nous vous enverrons un autre tract destiné aux djounouds
spécialement.
Notre activité, notre programme doivent redoubler d’intensité ces jours-ci
pour contrecarrer l’offensive psychologico-militaire que ne manquera pas de
déclencher l’ennemi.
Nous devons veiller aussi avec un soin jaloux au bon moral des djounouds
et par tous les moyens leur montrer que si amirouche est mort, il a néanmoins
laissé des hommes dignes de continuer le combat et des chefs capables de les
remplacer.
Salutations patriotiques.
Suit le texte du tract *
:
* Traduit de l’arabe.
Wilaya n° 3
« ... Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place... »
amirouche vient de tomber au champ d’honneur en compagnie de si haouès
de la wilaya 6.
si amirouche et si haouès sont « morts en combattants », en héros. Nous
perdons en chacun d’eux un Chef, un ami, un frère. Mais leur mort, loin de
nous abattre, ne fait que renforcer notre volonté de lutte, notre foi en la Victoire finale.
La propagande française déjà se déchaîne et s’efforce à tout prix de faire
croire que la mort d’amirouche influera sur le cours de la Révolution.
