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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
un réseau de souterrains et de caches qui abritent le trésor de guerre du
« général », mais surtout des centaines de cadavres, les mains liées derrière le dos, de ses anciens partisans massacrés pour avoir refusé de le
suivre plus avant. Bellounis sera tué dans des conditions mal éclaircies,
mais son cadavre sera promené de douar en douar par les militaires à
titre d’exemple3.
• 6 août. Un référendum est annoncé pour le 28 septembre sur la
nouvelle Constitution.
Août 1958. Offensive terroriste en France
Maurice Papon contre le FLN *
• 25 août. C’est le début d’une vague d’attentats dans toute la
France. Vingt d’entre eux sont perpétrés rien que pendant la journée
du 27. L’explication ? La volonté du FLN de se manifester après les
événements du 13 mai, de montrer sa force au nouveau pouvoir, de
compenser par le terrorisme en métropole, mais également en Algérie,
son recul sur le terrain militaire. De toute manière, le retour aux affaires
du général de Gaulle ne paraît guère impressionner les dirigeants nationalistes qui, de Tunis, ont averti qu’ils entendaient développer l’offensive de l’autre côté de la Méditerranée. Maurice Papon est aux
commandes à la préfecture de police à Paris, et de ce fait au premier
rang de la répression du terrorisme du FLN. Ce fait pèsera lourd lorsque
l’ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde aura à rendre
compte de ses actes pendant l’Occupation. Ne l’oublions pas, car certains ne l’avaient pas oublié qui ressortiront les dossiers de l’Algérie à
la barre. Sur un fond de violences policières d’ailleurs plus que
condamnables, c’est une évidence que personne ne met en doute, le
FLN remportera une sorte de revanche posthume, les ratonnades d’octobre 1961 dans la capitale contre les Algériens rejetant dans l’ombre
le terrorisme qui durait dans l’Hexagone depuis des années.
Les agressions contre la police alternent, le 27 août 1958, avec les
attentats contre les dépôts d’essence, à compter de 2 heures du matin
jusque dans le courant de la journée. C’est au Havre, à 2 h 15, que tout
commence avec l’attaque — sabotage et incendie — du dépôt de carburant et de la raffinerie de Notre-Dame-de-Gravenchon. Un quart d’heure
plus tard, un commando s’en prend au garage de la préfecture de police,
boulevard de l’Hôpital à Paris : fait très rare et très grave, trois policiers
sont tués et un autre blessé au cours de la fusillade. À 3 heures, bois
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
un réseau de souterrains et de caches qui abritent le trésor de guerre du
« général », mais surtout des centaines de cadavres, les mains liées derrière le dos, de ses anciens partisans massacrés pour avoir refusé de le
suivre plus avant. Bellounis sera tué dans des conditions mal éclaircies,
mais son cadavre sera promené de douar en douar par les militaires à
titre d’exemple3.
• 6 août. Un référendum est annoncé pour le 28 septembre sur la
nouvelle Constitution.
Août 1958. Offensive terroriste en France
Maurice Papon contre le FLN *
• 25 août. C’est le début d’une vague d’attentats dans toute la
France. Vingt d’entre eux sont perpétrés rien que pendant la journée
du 27. L’explication ? La volonté du FLN de se manifester après les
événements du 13 mai, de montrer sa force au nouveau pouvoir, de
compenser par le terrorisme en métropole, mais également en Algérie,
son recul sur le terrain militaire. De toute manière, le retour aux affaires
du général de Gaulle ne paraît guère impressionner les dirigeants nationalistes qui, de Tunis, ont averti qu’ils entendaient développer l’offensive de l’autre côté de la Méditerranée. Maurice Papon est aux
commandes à la préfecture de police à Paris, et de ce fait au premier
rang de la répression du terrorisme du FLN. Ce fait pèsera lourd lorsque
l’ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde aura à rendre
compte de ses actes pendant l’Occupation. Ne l’oublions pas, car certains ne l’avaient pas oublié qui ressortiront les dossiers de l’Algérie à
la barre. Sur un fond de violences policières d’ailleurs plus que
condamnables, c’est une évidence que personne ne met en doute, le
FLN remportera une sorte de revanche posthume, les ratonnades d’octobre 1961 dans la capitale contre les Algériens rejetant dans l’ombre
le terrorisme qui durait dans l’Hexagone depuis des années.
Les agressions contre la police alternent, le 27 août 1958, avec les
attentats contre les dépôts d’essence, à compter de 2 heures du matin
jusque dans le courant de la journée. C’est au Havre, à 2 h 15, que tout
commence avec l’attaque — sabotage et incendie — du dépôt de carburant et de la raffinerie de Notre-Dame-de-Gravenchon. Un quart d’heure
plus tard, un commando s’en prend au garage de la préfecture de police,
boulevard de l’Hôpital à Paris : fait très rare et très grave, trois policiers
sont tués et un autre blessé au cours de la fusillade. À 3 heures, bois
