Les fausses espérances et le chaos
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Les tentatives de De Gaulle peuvent avoir de graves conséquences non
seulement pour le sort des armées françaises en Algérie, mais encore pour
l’Algérie elle-même. Vous serez très prochainement témoin des tristes résultats
engendrés par la terreur imposée au peuple algérien qui combat contre le colonialisme. La véritable raison de la dissidence réside dans les intentions prêtées
au gouvernement Pflimlin d’accorder l’indépendance à l’Algérie. Quant à
nous, nous sommes fermement décidés à bouter du territoire algérien, dans les
plus brefs délais, les envahisseurs français.
• 4 juin. Le général de Gaulle commence un voyage officiel en Algérie. Il déclare, à Alger, après avoir lancé l’interpellation célèbre à l’intention de la foule qui lui réserve un accueil enthousiaste sur le Forum :
«À partir d’aujourd’hui, la France considère que dans.toute l’Algérie
il n’y a qu’une seule catégorie d’habitants... Il n’y a que des Français
à part entière. Des Français à part entière avec les mêmes droits et les
mêmes devoirs. »
A Constantine, le 5 juin, puis à Bône le même jour, il renouvelle à
l’intention de la rébellion l’appel qu’il avait esquissé à Alger la veille :
« Que ceux-là qui ont mené par désespoir et avec courage un combat
cruel et fratricide reviennent prendre part à notre fraternité. La porte
leur est ouverte. »
Le 6 juin, à Oran : « Oui, oui, oui ! La France est ici pour toujours !
Elle est ici avec sa vocation millénaire qui s’exprime aujourd’hui en
trois mots : “Liberté, égalité, fraternité”. »
Et un peu plus tard, à Mostaganem : « Il n’y a plus ici, je le proclame
en son nom [au nom de la France], et je vous en donne ma parole, que
des Français à part entière, des compatriotes, des concitoyens, des frères
qui marcheront désormais dans la vie en se tenant la main [...]. Vive
Mostaganem ! Vive l’Algérie française ! »
• 9 juin. Confirmé comme commandant en chef, le général Salan est
nommé délégué général du gouvernement en Algérie.
• ler-4 juillet. Accompagné de Guy Mollet, ministre d’État dans son
gouvernement, et d’Edmond Michelet, ministre des Anciens Combattants, le général de Gaulle entreprend en Algérie un nouveau voyage
qu’il consacre essentiellement à des contacts avec l’armée.
• 14 juillet. Les exactions des hommes du « général » Bellounis obligent le commandement français à intervenir. Un groupement opérationnel est formé à Djelfa, des forces importantes sont rassemblées, dont le
5e bataillon étranger qui est chargé d’entrer en contact avec les bellounistes. Ce qu’ils découvrent près de Bou-Saada défie l’entendement :
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Les tentatives de De Gaulle peuvent avoir de graves conséquences non
seulement pour le sort des armées françaises en Algérie, mais encore pour
l’Algérie elle-même. Vous serez très prochainement témoin des tristes résultats
engendrés par la terreur imposée au peuple algérien qui combat contre le colonialisme. La véritable raison de la dissidence réside dans les intentions prêtées
au gouvernement Pflimlin d’accorder l’indépendance à l’Algérie. Quant à
nous, nous sommes fermement décidés à bouter du territoire algérien, dans les
plus brefs délais, les envahisseurs français.
• 4 juin. Le général de Gaulle commence un voyage officiel en Algérie. Il déclare, à Alger, après avoir lancé l’interpellation célèbre à l’intention de la foule qui lui réserve un accueil enthousiaste sur le Forum :
«À partir d’aujourd’hui, la France considère que dans.toute l’Algérie
il n’y a qu’une seule catégorie d’habitants... Il n’y a que des Français
à part entière. Des Français à part entière avec les mêmes droits et les
mêmes devoirs. »
A Constantine, le 5 juin, puis à Bône le même jour, il renouvelle à
l’intention de la rébellion l’appel qu’il avait esquissé à Alger la veille :
« Que ceux-là qui ont mené par désespoir et avec courage un combat
cruel et fratricide reviennent prendre part à notre fraternité. La porte
leur est ouverte. »
Le 6 juin, à Oran : « Oui, oui, oui ! La France est ici pour toujours !
Elle est ici avec sa vocation millénaire qui s’exprime aujourd’hui en
trois mots : “Liberté, égalité, fraternité”. »
Et un peu plus tard, à Mostaganem : « Il n’y a plus ici, je le proclame
en son nom [au nom de la France], et je vous en donne ma parole, que
des Français à part entière, des compatriotes, des concitoyens, des frères
qui marcheront désormais dans la vie en se tenant la main [...]. Vive
Mostaganem ! Vive l’Algérie française ! »
• 9 juin. Confirmé comme commandant en chef, le général Salan est
nommé délégué général du gouvernement en Algérie.
• ler-4 juillet. Accompagné de Guy Mollet, ministre d’État dans son
gouvernement, et d’Edmond Michelet, ministre des Anciens Combattants, le général de Gaulle entreprend en Algérie un nouveau voyage
qu’il consacre essentiellement à des contacts avec l’armée.
• 14 juillet. Les exactions des hommes du « général » Bellounis obligent le commandement français à intervenir. Un groupement opérationnel est formé à Djelfa, des forces importantes sont rassemblées, dont le
5e bataillon étranger qui est chargé d’entrer en contact avec les bellounistes. Ce qu’ils découvrent près de Bou-Saada défie l’entendement :
