Les fausses espérances et le chaos
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de Vincennes, à Paris également, tentative de sabotage de la Cartoucherie. C’est un échec, mais un agent de police et un Algérien sont tués.
Un Algérien est arrêté.
Avec la précision d’une horloge, les actes de violence s’étendent sur
l’ensemble du territoire, tandis que des voitures transportant des terroristes sont interceptées par les forces de l’ordre qui effectuent leur mission avec courage et efficacité.
A 3 h 15, les dépôts de carburant de Narbonne et de Port-la-Nouvelle,
dans l’Aude, sont sabotés et incendiés. À la même heure, à SaintMandé, dans le Val-de-Marne, une voiture qui tentait de franchir un
barrage est prise sous le feu des policiers, et son conducteur, un Algérien, est tué. Trois minutes plus tard, à 3 h 18, la vigilance des gardiens
de la raffinerie de Frontignan, dans l’Hérault, permet de découvrir cinq
bombes qui sont neutralisées.
3 h 20. A Paris, porte des Lilas, deux Algériens armés qui cherchaient
à forcer un barrage sont tués dans leur voiture. À la même heure, à
Toulouse, sabotage et incendie d’un dépôt de carburant... Un quart
d’heure plus tard, à 3 h 35, un dépôt de véhicules militaires est incendié
à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, ainsi que le dépôt de carburant
du port de Paris, à Gennevilliers.
Les saboteurs et les incendiaires agissent à Marseille, à 3 h 45 de ce
27 août 1958, mais ils échouent dans les dépôts de carburant des Aygalades et du cap Pinède où des bombes sont découvertes ; échec également à Martigue, dont le dépôt de carburant ne sautera pas.
Comble de l’audace, des agents du FLN veulent saboter les installations du célèbre terrain d’aviation de Villacoublay (Vélizy)... Un
commando est intercepté à 4 heures, et plusieurs Algériens qui transportaient armes et explosifs sont appréhendés.
Mais ce n’est pas fini... Plus tard dans la journée, un véhicule de la
police est mitraillé, place Denfert-Rochereau, à Paris. Deux agents de
police sont blessés.
Une journée plus calme, le 28, et les attentats reprennent le 29. À
Paris, un sous-officier européen (rue de Lyon) et deux Algériens sont
assassinés.
Tenir une « comptabilité » des exactions au quotidien se révèle désormais quasiment impossible.
Au reste, les opérations terroristes et les règlements de comptes
n’avaient pas cessé en métropole depuis mai. Dans le courant de ce
mois, des fusillades provoquent la mort de 11 Algériens dans Paris,
Saint-Ouen, Clichy et Argenteuil. Les services de Maurice Papon
annoncent la multiplication des interpellations que 1 on compte par mil
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de Vincennes, à Paris également, tentative de sabotage de la Cartoucherie. C’est un échec, mais un agent de police et un Algérien sont tués.
Un Algérien est arrêté.
Avec la précision d’une horloge, les actes de violence s’étendent sur
l’ensemble du territoire, tandis que des voitures transportant des terroristes sont interceptées par les forces de l’ordre qui effectuent leur mission avec courage et efficacité.
A 3 h 15, les dépôts de carburant de Narbonne et de Port-la-Nouvelle,
dans l’Aude, sont sabotés et incendiés. À la même heure, à SaintMandé, dans le Val-de-Marne, une voiture qui tentait de franchir un
barrage est prise sous le feu des policiers, et son conducteur, un Algérien, est tué. Trois minutes plus tard, à 3 h 18, la vigilance des gardiens
de la raffinerie de Frontignan, dans l’Hérault, permet de découvrir cinq
bombes qui sont neutralisées.
3 h 20. A Paris, porte des Lilas, deux Algériens armés qui cherchaient
à forcer un barrage sont tués dans leur voiture. À la même heure, à
Toulouse, sabotage et incendie d’un dépôt de carburant... Un quart
d’heure plus tard, à 3 h 35, un dépôt de véhicules militaires est incendié
à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, ainsi que le dépôt de carburant
du port de Paris, à Gennevilliers.
Les saboteurs et les incendiaires agissent à Marseille, à 3 h 45 de ce
27 août 1958, mais ils échouent dans les dépôts de carburant des Aygalades et du cap Pinède où des bombes sont découvertes ; échec également à Martigue, dont le dépôt de carburant ne sautera pas.
Comble de l’audace, des agents du FLN veulent saboter les installations du célèbre terrain d’aviation de Villacoublay (Vélizy)... Un
commando est intercepté à 4 heures, et plusieurs Algériens qui transportaient armes et explosifs sont appréhendés.
Mais ce n’est pas fini... Plus tard dans la journée, un véhicule de la
police est mitraillé, place Denfert-Rochereau, à Paris. Deux agents de
police sont blessés.
Une journée plus calme, le 28, et les attentats reprennent le 29. À
Paris, un sous-officier européen (rue de Lyon) et deux Algériens sont
assassinés.
Tenir une « comptabilité » des exactions au quotidien se révèle désormais quasiment impossible.
Au reste, les opérations terroristes et les règlements de comptes
n’avaient pas cessé en métropole depuis mai. Dans le courant de ce
mois, des fusillades provoquent la mort de 11 Algériens dans Paris,
Saint-Ouen, Clichy et Argenteuil. Les services de Maurice Papon
annoncent la multiplication des interpellations que 1 on compte par mil
