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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
pour s’assurer qu’aucune bombe n’avait été dissimulée sous les bancs
ou les rangées de chaises qu’allaient occuper les fidèles...
Noël porteur de paix ? En tout cas, pas pour ces dizaines de musulmans, dont deux militaires en permission, qui, dans la semaine qui précède la sainte fête, sont sacrifiés pour avoir cru en cette Algérie
française dont parlait Jacques Chaban-Delmas. Trente-deux victimes,
rien qu’en Oranie, du 16 au 22 décembre85. Il s’agit surtout d’enlèvements, dont on ne sait que trop comment ils s’achèvent :
Ainsi de deux chefs de fractions, enlevés dans la nuit du 15 au
16 décembre aux environs de Renault (arrondissement d’Inkermann),
et dont on retrouve les cadavres, le 18, près de Picard (arrondissement
de Cassaigne).
Le 16 décembre, de quatre musulmans, dont une femme, sans responsabilités particulières, et d’un membre de délégation spéciale du Centre
d’Aïn-Tellout, près de Descartes (arrondissement de Sidi-bel-Abbès).
Vingt victimes dans le Constantinois, et toujours des enlèvements :
Le 16 décembre, d’un employé des SAS, aux environs de Penthièvre
(arrondissement de Bône) — Le même jour, d’une famille entière, à
Tamentout (arrondissement de Djidjelli), dans un centre de regroupement — Le 19 décembre, d’un militaire en permission, près de La
Meskiana (arrondissement d’Aïn-Beida).
Dans le département d’Orléansville, on relève, pour la semaine du
16 au 22 décembre, cinq enlèvements et trois assassinats, dont, le 18,
celui d’un jeune musulman qui allait s’engager dans une harka, près de
Montenotte, arrondissement de Ténès.
Dans les Kabylies, six enlèvements, dont un militaire en permission,
près de Medjana (arrondissement de Bordj Bou-Arreridj).
La guerre continue et s’exporte de plus en plus vers la métropole où
les affrontements entre le FLN et le MNA, et plus généralement les
règlements de comptes entre musulmans, commencent à poser question
aux autorités et à l’opinion. Près de 5 000 attentats — exactement
4 490 chiffres officiels —, ont fait 810 morts et... quelque 3 850 blessés,
du 1er janvier 1956 au 31 décembre 1957.
Sakiet-Sidi-Youssef ; les provocations... et le drame^
Début 1958, 1 intérêt se porte surtout vers la frontière algéro-tunisienne où une série d’événements vont prendre place dans les pages
noires de la guerre d’Algérie. La France est mise en accusation sur
le plan international. De tels incidents étaient prévisibles en raison de
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
pour s’assurer qu’aucune bombe n’avait été dissimulée sous les bancs
ou les rangées de chaises qu’allaient occuper les fidèles...
Noël porteur de paix ? En tout cas, pas pour ces dizaines de musulmans, dont deux militaires en permission, qui, dans la semaine qui précède la sainte fête, sont sacrifiés pour avoir cru en cette Algérie
française dont parlait Jacques Chaban-Delmas. Trente-deux victimes,
rien qu’en Oranie, du 16 au 22 décembre85. Il s’agit surtout d’enlèvements, dont on ne sait que trop comment ils s’achèvent :
Ainsi de deux chefs de fractions, enlevés dans la nuit du 15 au
16 décembre aux environs de Renault (arrondissement d’Inkermann),
et dont on retrouve les cadavres, le 18, près de Picard (arrondissement
de Cassaigne).
Le 16 décembre, de quatre musulmans, dont une femme, sans responsabilités particulières, et d’un membre de délégation spéciale du Centre
d’Aïn-Tellout, près de Descartes (arrondissement de Sidi-bel-Abbès).
Vingt victimes dans le Constantinois, et toujours des enlèvements :
Le 16 décembre, d’un employé des SAS, aux environs de Penthièvre
(arrondissement de Bône) — Le même jour, d’une famille entière, à
Tamentout (arrondissement de Djidjelli), dans un centre de regroupement — Le 19 décembre, d’un militaire en permission, près de La
Meskiana (arrondissement d’Aïn-Beida).
Dans le département d’Orléansville, on relève, pour la semaine du
16 au 22 décembre, cinq enlèvements et trois assassinats, dont, le 18,
celui d’un jeune musulman qui allait s’engager dans une harka, près de
Montenotte, arrondissement de Ténès.
Dans les Kabylies, six enlèvements, dont un militaire en permission,
près de Medjana (arrondissement de Bordj Bou-Arreridj).
La guerre continue et s’exporte de plus en plus vers la métropole où
les affrontements entre le FLN et le MNA, et plus généralement les
règlements de comptes entre musulmans, commencent à poser question
aux autorités et à l’opinion. Près de 5 000 attentats — exactement
4 490 chiffres officiels —, ont fait 810 morts et... quelque 3 850 blessés,
du 1er janvier 1956 au 31 décembre 1957.
Sakiet-Sidi-Youssef ; les provocations... et le drame^
Début 1958, 1 intérêt se porte surtout vers la frontière algéro-tunisienne où une série d’événements vont prendre place dans les pages
noires de la guerre d’Algérie. La France est mise en accusation sur
le plan international. De tels incidents étaient prévisibles en raison de
