Du terrorisme à la répression
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demande que, simultanément, soit publié un rapport sur l’ensemble des méfaits
et des atrocités dus au terrorisme.
Alger : premier Noël de paix...
• 26 décembre 1957. « Les Européens d’Algérie ont préparé et fêté
Noël dans une ambiance de joie, de paix et d’espoir que le pays n’avait
pas connue depuis plus de deux ans, observe-t-on au gouvernement
général. Jamais, en effet, depuis 1955, un mouvement et une circulation
aussi intenses n’avaient animé les rues d’Alger, et même de Constantine, libérées, pour une nuit entière, de la rigueur du couvre-feu, et cela
sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer. »
Et l’on rapporte cette déclaration de Jacques Chaban-Delmas,
ministre de la Défense nationale dans le nouveau gouvernement, devant
les militaires de Laghouat, au cours d’un voyage qu’il vient d’effectuer
en Algérie :
Je vous apporte une note d’espoir... Des milliers de gars de France sont
passés ici et, depuis leur retour en métropole ils sont en train de « bétonner »
l’opinion publique.
L’Algérie restera française, mais il faudra que ce soit une Algérie nouvelle,
a insisté le ministre. Les musulmans étant nos égaux doivent retrouver leur
dignité d’hommes. Il faut, quelle que soit leur formation, les accueillir comme
des frères.
Je dois dire d’ailleurs que, sur ce point, vous avez fait beaucoup plus que
certaines administrations...
« L’Algérie restera française », une « Algérie nouvelle », mais sous
les auspices de qui ? De la IVe République et de son gouvernement
auquel appartient Jacques Chaban-Delmas ? Du général de Gaulle, pour
qui, on l’apprendra bientôt, il milite en sous-main ? Au reste, qui, en
cette fin d’année 1957, est à même de traduire l’opinion du général de
Gaulle sur l’affaire algérienne ?
Alger connaît un Noël de paix grâce aux paras du général Massu,
mais ce Noël-là est toujours un Noël de guerre et d’éloignement pour
des centaines de milliers de jeunes Français coupés de leurs racines,
pour des centaines de colons barricadés dans leurs fermes, de trop d’Européens encore guettés par le terrorisme. Il faut avoir connu les messes
de minuit dans certaines métropoles d’Afrique du Nord, où la police
inaugurait les cérémonies en parcourant les nefs des églises chrétiennes
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demande que, simultanément, soit publié un rapport sur l’ensemble des méfaits
et des atrocités dus au terrorisme.
Alger : premier Noël de paix...
• 26 décembre 1957. « Les Européens d’Algérie ont préparé et fêté
Noël dans une ambiance de joie, de paix et d’espoir que le pays n’avait
pas connue depuis plus de deux ans, observe-t-on au gouvernement
général. Jamais, en effet, depuis 1955, un mouvement et une circulation
aussi intenses n’avaient animé les rues d’Alger, et même de Constantine, libérées, pour une nuit entière, de la rigueur du couvre-feu, et cela
sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer. »
Et l’on rapporte cette déclaration de Jacques Chaban-Delmas,
ministre de la Défense nationale dans le nouveau gouvernement, devant
les militaires de Laghouat, au cours d’un voyage qu’il vient d’effectuer
en Algérie :
Je vous apporte une note d’espoir... Des milliers de gars de France sont
passés ici et, depuis leur retour en métropole ils sont en train de « bétonner »
l’opinion publique.
L’Algérie restera française, mais il faudra que ce soit une Algérie nouvelle,
a insisté le ministre. Les musulmans étant nos égaux doivent retrouver leur
dignité d’hommes. Il faut, quelle que soit leur formation, les accueillir comme
des frères.
Je dois dire d’ailleurs que, sur ce point, vous avez fait beaucoup plus que
certaines administrations...
« L’Algérie restera française », une « Algérie nouvelle », mais sous
les auspices de qui ? De la IVe République et de son gouvernement
auquel appartient Jacques Chaban-Delmas ? Du général de Gaulle, pour
qui, on l’apprendra bientôt, il milite en sous-main ? Au reste, qui, en
cette fin d’année 1957, est à même de traduire l’opinion du général de
Gaulle sur l’affaire algérienne ?
Alger connaît un Noël de paix grâce aux paras du général Massu,
mais ce Noël-là est toujours un Noël de guerre et d’éloignement pour
des centaines de milliers de jeunes Français coupés de leurs racines,
pour des centaines de colons barricadés dans leurs fermes, de trop d’Européens encore guettés par le terrorisme. Il faut avoir connu les messes
de minuit dans certaines métropoles d’Afrique du Nord, où la police
inaugurait les cérémonies en parcourant les nefs des églises chrétiennes
