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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
— Maréchal des logis 5e RCA — 6 novembre 1956 — 60 jours
d’arrêts de rigueur — « Au cours d’une opération a commis une faute
grave contre la discipline. A déshabillé et violenté une femme sous
prétexte de la fouiller. Fait par ailleurs l’objet d’une plainte contre le
tribunal militaire. »
— 2e classe — 3e RPC — Nuit du 12 au 13 mars 1957 — 60 jours
de prison dont 15 de cellule — « Actes de brutalité envers une femme
musulmane. »
Ces extraits ne prétendent pas être exhaustifs de toutes les sanctions
qui ont frappé des militaires.
• 15 novembre. Après la décision de la Grande-Bretagne et des
États-Unis de livrer des armes à la Tunisie, les représentants de la
France quittent la conférence des parlementaires de l’OTAN réunis à
Paris.
• 21 novembre. Mohammed V et Habib Bourguiba offrent leurs
« bons offices ».
Dans une déclaration commune, le souverain chérifien et le président
de la République tunisienne proposent leur médiation « pour des négociations qui aboutiraient à une solution juste, devant amener la concrétisation de la souveraineté du peuple algérien, ainsi que la sauvegarde
des intérêts légitimes de la France ».
Le ministre des Affaires étrangères, Christian Pineau, écarte cette
proposition lors du débat qui s’est ouvert à l’ONU en faisant observer
que le FLN serait, selon la proposition du Maroc et de la Tunisie, le
seul interlocuteur retenu, et ajoute :
On voit mal comment ces deux pays qui affirment leurs liens avec leurs
frères algériens et qui, de bon ou de mauvais gré, sont obligés de leur apporter
une aide matérielle substantielle, pourraient se poser en médiateurs puisqu’ils
ne sont nullement neutres dans cette affaire.
• 28 novembre. Attentat manqué contre Abdelkader Barakrok, secrétaire d’État à l’Algérie.
• 29 novembre. L’Assemblée nationale vote le projet de loi-cadre
pour l’Algérie.
• 10 décembre. L’Assemblée générale des Nations unies, suivant en
cela la commission politique qui s’était prononcée le 27 novembre,
repousse une nouvelle fois la motion du groupe afro-asiatique qui
demandait que fût reconnu le droit à « l’autodétermination du peuple
algérien ».
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