Du terrorisme à la répression
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— Un brigadier chef, deux lre classe, quatre 2e classe : 457° GAA
— 14 février 1957 — 60 jours de prison dont 15 de cellule — Après
avoir bu plus que de raison, sont sortis du cantonnement et ont pénétré
de nuit dans des maisons de Français musulmans où ils ont causé du
scandale.
Mais les fautes retenues peuvent être beaucoup plus lourdes :
— Maréchal des logis-chef. — 2e GCNA. — 13 mars 1957.
— 20 jours d’arrêts de rigueur. — Malgré les ordres reçus a, sans
raison valable au cours d’une opération, « ouvert le feu sur des suspects,
compromettant gravement l’œuvre de pacification entreprise dans le
sous-secteur de Bourbaki ».
— 2e Classe — 13e dragons — 22 mars 1957 — 45 jours de prison
dont 12 de cellule — « S’est livré à un pillage de plusieurs maisons
dans une localité pacifiée. »
— Adjudant. — 5e RSA — 13 avril 1957 — 60 jours d’arrêts de
rigueur. Sera traduit devant un conseil d’enquête en vue de sa mise en
réforme. — Chef de détachement dans un convoi automobile, « s’est
pris de boisson devant ses subordonnés avant le départ du convoi.
Ayant alors perdu tout contrôle de lui-même, a laissé un autre sousofficier de son détachement commettre sous ses yeux un triple meurtre
sans faire tout le nécessaire pour le désarmer — Acquitté par le tribunal
militaire dans sa séance du 30 avril 1957 ».
— Lieutenant — 457e GAA — 11 février 1957 — 30 jours d’arrêts
de rigueur — « Par un manque certain de prévoyance et de surveillance
a permis que des incidents graves se produisent dans l’unité qu’il
commande provisoirement et n’a pas rendu compte de ces incidents en
temps voulu. »
— Capitaine. — 219e BI. — 24 octobre 1956. — 30 jours d’arrêts
de rigueur — « N’a pas pris de dispositions judicieuses pour la détention de douze suspects appréhendés au cours d’une opération. »
Agressions contre des femmes et viols :
— Brigadier-chef — 14e RCP — 19 octobre 1956. — 60 jours de
prison et décision d’envoi de l’intéressé devant un Conseil d’enquête
en vue de sa cassation — « A abattu une femme musulmane sans raison
valable — Fait par ailleurs l’objet d’une plainte aux fins de traduction
devant le tribunal militaire. »
— lre classe — 5e RCA. — 6 novembre 1956 — 60 jours de prison
dont 15 de cellule — « Au cours d’une opération, a commis une faute
grave contre la discipline. A déshabillé et violenté une femme sous
prétexte de la fouiller. Fait par ailleurs l’objet d une plainte aux fins de
traduction devant le tribunal militaire. »
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