Du terrorisme à la répression
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Cette question du ramassage des outils est très importante : les commandants des unités doivent l’organiser très sérieusement.
La guerre en Algérie, c’est aussi cela...
Les forces du maintien de l’ordre ont à faire face à des sabotages de
caractère technique dont les conséquences ne sont pas moins graves et
qui exigent des moyens de réplique appropriés. Par exemple, les sabotages de pylônes à haute tension ou des voies de chemin de fer. Certains
de ces sabotages ont des conséquences dramatiques. Le 4 janvier 1957,
l’omnibus Oran-Relizane déraille à douze kilomètres d’Hillil. Six
cadavres sont retrouvés, ceux de deux hommes, de trois femmes et d’un
enfant de douze ans. Non contents d’avoir tué ces voyageurs qui en
avaient réchappé, les saboteurs ont violé deux des femmes, avant de les
éventrer ! Le 15 juillet 1957, le train Batna-Biskra a sauté sur une mine.
Dix personnes ont été tuées, et treize blessées.
Dans une note du 18 juillet 195981, l’officier de police principal
Charles Renavent, «chef de la 3e brigade PAF [police de l’air aux
frontières] — Gare d’Alger » communiquera à son supérieur, commissaire principal :
Il convient de signaler un moyen rationnel d’identification des saboteurs de
pylônes à haute tension. En effet, à la suite d’exactions, les Forces de l’Ordre
ont eu l’idée d’enduire de peinture à pourcentage radioactif les nouveaux
pylônes.
Quelque temps après, grâce au compteur « Geiger », les auteurs de ces attentats étaient identifiés par les Forces de l’Ordre. Il s’agissait de riverains.
Il semble que ce procédé appliqué aux points névralgiques du réseau ferré
permettrait également la détection des participants aux actes de sabotage du
rail, par l’emploi de compteurs « Geiger » au cours des enquêtes menées sur
les lieux d’attentats.
• 6 novembre. Félix Gaillard reçoit l’investiture de l’Assemblée
nationale après trente-cinq jours de crise politique. Il devient à trentehuit ans le plus jeune chef de l’exécutif depuis Bonaparte.
L’Assemblée nationale débat de la torture
Après la publication de nombreux articles de presse sur la torture
— André Frossard a signé le 11 novembre, dans L'Aurore, un article
très remarqué sur le cas de Djamila Bouhired , 1 Assemblée nationale
en débat ouvertement (le 12), dans le cadre d un examen de la « recon
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Cette question du ramassage des outils est très importante : les commandants des unités doivent l’organiser très sérieusement.
La guerre en Algérie, c’est aussi cela...
Les forces du maintien de l’ordre ont à faire face à des sabotages de
caractère technique dont les conséquences ne sont pas moins graves et
qui exigent des moyens de réplique appropriés. Par exemple, les sabotages de pylônes à haute tension ou des voies de chemin de fer. Certains
de ces sabotages ont des conséquences dramatiques. Le 4 janvier 1957,
l’omnibus Oran-Relizane déraille à douze kilomètres d’Hillil. Six
cadavres sont retrouvés, ceux de deux hommes, de trois femmes et d’un
enfant de douze ans. Non contents d’avoir tué ces voyageurs qui en
avaient réchappé, les saboteurs ont violé deux des femmes, avant de les
éventrer ! Le 15 juillet 1957, le train Batna-Biskra a sauté sur une mine.
Dix personnes ont été tuées, et treize blessées.
Dans une note du 18 juillet 195981, l’officier de police principal
Charles Renavent, «chef de la 3e brigade PAF [police de l’air aux
frontières] — Gare d’Alger » communiquera à son supérieur, commissaire principal :
Il convient de signaler un moyen rationnel d’identification des saboteurs de
pylônes à haute tension. En effet, à la suite d’exactions, les Forces de l’Ordre
ont eu l’idée d’enduire de peinture à pourcentage radioactif les nouveaux
pylônes.
Quelque temps après, grâce au compteur « Geiger », les auteurs de ces attentats étaient identifiés par les Forces de l’Ordre. Il s’agissait de riverains.
Il semble que ce procédé appliqué aux points névralgiques du réseau ferré
permettrait également la détection des participants aux actes de sabotage du
rail, par l’emploi de compteurs « Geiger » au cours des enquêtes menées sur
les lieux d’attentats.
• 6 novembre. Félix Gaillard reçoit l’investiture de l’Assemblée
nationale après trente-cinq jours de crise politique. Il devient à trentehuit ans le plus jeune chef de l’exécutif depuis Bonaparte.
L’Assemblée nationale débat de la torture
Après la publication de nombreux articles de presse sur la torture
— André Frossard a signé le 11 novembre, dans L'Aurore, un article
très remarqué sur le cas de Djamila Bouhired , 1 Assemblée nationale
en débat ouvertement (le 12), dans le cadre d un examen de la « recon
