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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
Le massacre s’est terminé vers le milieu de la nuit et le pillage des maisons
de la mechta a commencé. Des maisons ont été incendiées. Tout s’est terminé
après minuit...
Trois cent deux cadavres seront répertoriés à la Mechta Kasbah. Une
grande partie d’entre eux étaient entassés dans les maisons... jusqu’à
quarante par pièce.
Les assassins, pillards et incendiaires regagnent leurs mechtas, par
petits groupes. Choubane a vu Si Abdelkader se diriger avec ses
hommes, dont Tarchi, et un certain nombre de prisonniers en direction
de Melouza. Et de donner, à propos du « chef qui commandait tout le
monde » et de ses hommes, ces précisions :
Si Adelkader est un Arabe des Ouled Sahnoun. Il est âgé de trente ans
environ. Il mesure lm75 environ, et est de corpulence assez forte. Il porte la
moustache. Il était vêtu en militaire et portait un turban jaune. Les hors-la-loi
n’avaient pas un armement uniforme, certains des mitraillettes. Si Abdelkader,
lui, avait un fusil-mitrailleur. Comme signe de reconnaissance, ses hommes
avaient un bandeau blanc autour du bras et les supplétifs du douar Melouza
[comme Tarchi et Choubane] un ruban jaune attaché à l’épaule.
Le capitaine Combette et son escadron du 8e régiment de spahis algériens arrivent dans la région de la Mechta Aïn-Amiane, ce 28 mai 1957
à 17 h 40. Combette apprend alors que tous les hommes des mechtas
environnantes ont été enlevés par une bande rebelle qui est partie vers
le nord. Il alerte un peu plus tard le secteur Hodna Ouest que commande
le colonel Roland. Celui-ci demande, dans ces conditions, au commandement de la 19e division d’infanterie la possibilité d’utiliser le
1er bataillon de tirailleurs algériens pour renforcer les éléments du capitaine Combette, mais il lui est répondu que cette unité est déjà engagée
dans une autre opération. Le colonel Roland fait donc appel à un peloton stationné à La Hourane et à un autre de M’Sila.
L’escadron du 8e régiment de spahis algériens passe la nuit du mardi
28 au mercredi 29 à Cherargua. Il reprend sa reconnaissance à l’aube
du 29 et communique au commandement secteur Hodna Ouest qu’une
partie de la population de la Mechta Kasbah-Beni-Ilman est en errance,
que cent cinquante personnes environ auraient été massacrées et que la
bande de l’ALN auteur de ce massacre, avec l’appui de gens d’El-Oued
et Melouza, serait originaire de Bougie.
10 h 30, ce 29 mai. Le capitaine Combette demande des renforts
au colonel commandant le secteur Hodna Ouest, lequel répercute cette
demande à la 19e division d’infanterie... Nouveau refus. Combette
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
Le massacre s’est terminé vers le milieu de la nuit et le pillage des maisons
de la mechta a commencé. Des maisons ont été incendiées. Tout s’est terminé
après minuit...
Trois cent deux cadavres seront répertoriés à la Mechta Kasbah. Une
grande partie d’entre eux étaient entassés dans les maisons... jusqu’à
quarante par pièce.
Les assassins, pillards et incendiaires regagnent leurs mechtas, par
petits groupes. Choubane a vu Si Abdelkader se diriger avec ses
hommes, dont Tarchi, et un certain nombre de prisonniers en direction
de Melouza. Et de donner, à propos du « chef qui commandait tout le
monde » et de ses hommes, ces précisions :
Si Adelkader est un Arabe des Ouled Sahnoun. Il est âgé de trente ans
environ. Il mesure lm75 environ, et est de corpulence assez forte. Il porte la
moustache. Il était vêtu en militaire et portait un turban jaune. Les hors-la-loi
n’avaient pas un armement uniforme, certains des mitraillettes. Si Abdelkader,
lui, avait un fusil-mitrailleur. Comme signe de reconnaissance, ses hommes
avaient un bandeau blanc autour du bras et les supplétifs du douar Melouza
[comme Tarchi et Choubane] un ruban jaune attaché à l’épaule.
Le capitaine Combette et son escadron du 8e régiment de spahis algériens arrivent dans la région de la Mechta Aïn-Amiane, ce 28 mai 1957
à 17 h 40. Combette apprend alors que tous les hommes des mechtas
environnantes ont été enlevés par une bande rebelle qui est partie vers
le nord. Il alerte un peu plus tard le secteur Hodna Ouest que commande
le colonel Roland. Celui-ci demande, dans ces conditions, au commandement de la 19e division d’infanterie la possibilité d’utiliser le
1er bataillon de tirailleurs algériens pour renforcer les éléments du capitaine Combette, mais il lui est répondu que cette unité est déjà engagée
dans une autre opération. Le colonel Roland fait donc appel à un peloton stationné à La Hourane et à un autre de M’Sila.
L’escadron du 8e régiment de spahis algériens passe la nuit du mardi
28 au mercredi 29 à Cherargua. Il reprend sa reconnaissance à l’aube
du 29 et communique au commandement secteur Hodna Ouest qu’une
partie de la population de la Mechta Kasbah-Beni-Ilman est en errance,
que cent cinquante personnes environ auraient été massacrées et que la
bande de l’ALN auteur de ce massacre, avec l’appui de gens d’El-Oued
et Melouza, serait originaire de Bougie.
10 h 30, ce 29 mai. Le capitaine Combette demande des renforts
au colonel commandant le secteur Hodna Ouest, lequel répercute cette
demande à la 19e division d’infanterie... Nouveau refus. Combette
