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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
ment le tir, mettait l’ennemi en fuite, par contre la troisième Section restée
isolée dans la nature et privée de son Chef tué dès le début de l’action, devait,
après de nombreux assauts successifs, succomber finalement sous le nombre
vers 18 heures.
Les renforts mis sur pied immédiatement par le Bataillon ne devaient pouvoir agir que le 4 avril à l’aube en raison des distances, du terrain et des
conditions atmosphériques. Personnellement, je me trouvais avec le
Commando de la CCAS qui, vers 9 heures, découvrait sur l’emplacement tenu
la veille par la troisième Section, les corps de 21 gradés et soldats. Mais sur
ce minuscule champ de bataille gisaient non seulement des Héros, mais aussi
pour la plupart des Martyrs.
Il était en effet évident que les rebelles restés maîtres du terrain s’étaient
livrés à des actes d’une sauvagerie incroyable sur nos morts et nos blessés.
Les corps nus, ou presque, portaient de nombreuses et horribles blessures :
gorges tranchées, crânes fracassés, brûlures au fer rouge, oreilles coupées,
larges plaies par instruments tranchants sur diverses parties du corps, verges
sectionnées, qui ne peuvent laisser aucun doute sur la cruauté de leurs auteurs.
Le détail des atrocités commises figure dans le rapport du médecin du
Bataillon.
Le deuxième rapport provient du maréchal des logis-chef Lavedan,
commandant la brigade de gendarmerie de Sidi Mesrich, section de
Colo, compagnie de Constantine, qui confirme les informations du premier et en développe certains des aspects les plus atroces59 :
Le 4 avril 1957, à la suite de l’accrochage d’éléments de la 2e Compagnie
du I/35e RI avec une bande rebelle la veille, je me trouvais au poste de « gourmata » où était installé le PC avec l’antenne médicale.
Vers 11 heures, les premiers morts évacués par hélicoptères de sur les lieux
de l’accrochage arrivaient.
Avec l’aide des gendarmes laclau et pons et de militaires de la lre Cie du
1/35e RI, je procédais au débarquement des victimes et à leur transport du
terrain d’atterrissage à l’intérieur du camp.
Tous les corps étaient dépouillés de leurs vêtements à l’exception des maillots de corps. Toutes les plaques d’identité enlevées par les rebelles.
Les HLL s’étaient acharnés sauvagement sur les corps des victimes qui
étaient tous atrocement mutilés, à l’aide d’instruments tranchants (poignards,
serpes).
Deux d’entre eux avaient les parties sexuelles coupées. L’un d’eux avait
également le nez et les oreilles coupés. Cinq avaient le crâne ouvert et la tête
vidée de toute matière cérébrale. Plusieurs portaient d’énormes brûlures sur
l’abdomen. La majeure partie des corps portait de larges estafilades sur tout
le corps.
Enfin, tous portaient de nombreuses plaies par balles sur diverses parties du
corps et principalement dans la tête.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
ment le tir, mettait l’ennemi en fuite, par contre la troisième Section restée
isolée dans la nature et privée de son Chef tué dès le début de l’action, devait,
après de nombreux assauts successifs, succomber finalement sous le nombre
vers 18 heures.
Les renforts mis sur pied immédiatement par le Bataillon ne devaient pouvoir agir que le 4 avril à l’aube en raison des distances, du terrain et des
conditions atmosphériques. Personnellement, je me trouvais avec le
Commando de la CCAS qui, vers 9 heures, découvrait sur l’emplacement tenu
la veille par la troisième Section, les corps de 21 gradés et soldats. Mais sur
ce minuscule champ de bataille gisaient non seulement des Héros, mais aussi
pour la plupart des Martyrs.
Il était en effet évident que les rebelles restés maîtres du terrain s’étaient
livrés à des actes d’une sauvagerie incroyable sur nos morts et nos blessés.
Les corps nus, ou presque, portaient de nombreuses et horribles blessures :
gorges tranchées, crânes fracassés, brûlures au fer rouge, oreilles coupées,
larges plaies par instruments tranchants sur diverses parties du corps, verges
sectionnées, qui ne peuvent laisser aucun doute sur la cruauté de leurs auteurs.
Le détail des atrocités commises figure dans le rapport du médecin du
Bataillon.
Le deuxième rapport provient du maréchal des logis-chef Lavedan,
commandant la brigade de gendarmerie de Sidi Mesrich, section de
Colo, compagnie de Constantine, qui confirme les informations du premier et en développe certains des aspects les plus atroces59 :
Le 4 avril 1957, à la suite de l’accrochage d’éléments de la 2e Compagnie
du I/35e RI avec une bande rebelle la veille, je me trouvais au poste de « gourmata » où était installé le PC avec l’antenne médicale.
Vers 11 heures, les premiers morts évacués par hélicoptères de sur les lieux
de l’accrochage arrivaient.
Avec l’aide des gendarmes laclau et pons et de militaires de la lre Cie du
1/35e RI, je procédais au débarquement des victimes et à leur transport du
terrain d’atterrissage à l’intérieur du camp.
Tous les corps étaient dépouillés de leurs vêtements à l’exception des maillots de corps. Toutes les plaques d’identité enlevées par les rebelles.
Les HLL s’étaient acharnés sauvagement sur les corps des victimes qui
étaient tous atrocement mutilés, à l’aide d’instruments tranchants (poignards,
serpes).
Deux d’entre eux avaient les parties sexuelles coupées. L’un d’eux avait
également le nez et les oreilles coupés. Cinq avaient le crâne ouvert et la tête
vidée de toute matière cérébrale. Plusieurs portaient d’énormes brûlures sur
l’abdomen. La majeure partie des corps portait de larges estafilades sur tout
le corps.
Enfin, tous portaient de nombreuses plaies par balles sur diverses parties du
corps et principalement dans la tête.
