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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
«Hors du combat, les règles françaises d’humanité demeurent. Des
sévices sur des individus sans défense, prisonniers par exemple, du butin
au cours d’une fouille, un saccage de provisions dans des mechtas habitées
peut-être par des familles de nos tirailleurs, ne pourraient que déconsidérer l’armée et m’empêcheraient de lutter en son nom contre la calomnie.
Il ne faut pas qu’il s’en produise. Je prescris aux cadres d’y veiller
strictement. »
Et il a ajouté ailleurs :
« Le militaire, quel que soit son grade, qui passera outre sera traduit devant
le Tribunal Militaire. »
De son côté, le Ministre résidant, dès son arrivée en Algérie, a montré sa
volonté de s’opposer à toute répression inconsidérée :
« Je suis sûr que vous aurez à cœur de rester constamment humains
ainsi que l’exige l’honneur de la France.
« D’autre part, il convient absolument de se garder des provocations
des rebelles qui, en développant le terrorisme, visent à déclencher des
actes incontrôlés de représailles qu’ils montent en épingle afin de créer les
apparences d’une guerre d’extermination, et dresser contre nous l’opinion
internationale et les grandes puissances dont ils recherchent le concours
sur le plan diplomatique. C’est par une discipline consciente et sans faille
et des actions concertées qu’il convient de répondre au terrorisme. »
Bien que les plus hautes autorités, tant civiles que militaires, qui ont la
responsabilité de la conduite des opérations de pacification en Algérie, aient
nettement exprimé leur volonté résolue de réduire au maximum les conséquences d’une action armée, bien que cette volonté ait été, à de rares exceptions près, parfaitement suivie à tous les échelons de l’exécution, une
campagne menée aussi bien à l’étranger que dans une certaine presse française,
tente de faire croire que notre armée pratique une politique de répression systématique en Algérie.
Quelle est la valeur de ces accusations ?
Le point peut être fait de la façon la plus précise car le Ministre résidant en
Algérie ne s’est pas simplement contenté de prescrire dans ses différentes
instructions les limites qu’il convenait d’imposer à l’action des forces de
l’ordre. Il a dans le même temps créé un organisme de contrôle destiné à
s’assurer qu’en toutes circonstances ses directives sont respectées. C’est à
des commissions d’enquête [c’est nous qui soulignons], composées de hauts
fonctionnaires et d’officiers supérieurs que cette tâche a été confiée.
Chaque fois qu’une plainte est adressée soit au Cabinet du Ministre résidant,
soit à l’État-Major du Général Commandant Interarmes, ces commissions
mixtes se rendent sur place pour mener leur enquête. Munies de pouvoirs
étendus, elles entendent tous témoins, aussi bien civils que militaires et c’est
sur les conclusions qu’elles déposent, que l’autorité responsable est amenée à
statuer.
Il est permis de dire, au vu des dossiers constitués par ces commissions,
que dans la plupart des cas, les accusations formulées sont sans fondement et
que les actions reprochées à nos troupes sont l’œuvre de nos adversaires.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
«Hors du combat, les règles françaises d’humanité demeurent. Des
sévices sur des individus sans défense, prisonniers par exemple, du butin
au cours d’une fouille, un saccage de provisions dans des mechtas habitées
peut-être par des familles de nos tirailleurs, ne pourraient que déconsidérer l’armée et m’empêcheraient de lutter en son nom contre la calomnie.
Il ne faut pas qu’il s’en produise. Je prescris aux cadres d’y veiller
strictement. »
Et il a ajouté ailleurs :
« Le militaire, quel que soit son grade, qui passera outre sera traduit devant
le Tribunal Militaire. »
De son côté, le Ministre résidant, dès son arrivée en Algérie, a montré sa
volonté de s’opposer à toute répression inconsidérée :
« Je suis sûr que vous aurez à cœur de rester constamment humains
ainsi que l’exige l’honneur de la France.
« D’autre part, il convient absolument de se garder des provocations
des rebelles qui, en développant le terrorisme, visent à déclencher des
actes incontrôlés de représailles qu’ils montent en épingle afin de créer les
apparences d’une guerre d’extermination, et dresser contre nous l’opinion
internationale et les grandes puissances dont ils recherchent le concours
sur le plan diplomatique. C’est par une discipline consciente et sans faille
et des actions concertées qu’il convient de répondre au terrorisme. »
Bien que les plus hautes autorités, tant civiles que militaires, qui ont la
responsabilité de la conduite des opérations de pacification en Algérie, aient
nettement exprimé leur volonté résolue de réduire au maximum les conséquences d’une action armée, bien que cette volonté ait été, à de rares exceptions près, parfaitement suivie à tous les échelons de l’exécution, une
campagne menée aussi bien à l’étranger que dans une certaine presse française,
tente de faire croire que notre armée pratique une politique de répression systématique en Algérie.
Quelle est la valeur de ces accusations ?
Le point peut être fait de la façon la plus précise car le Ministre résidant en
Algérie ne s’est pas simplement contenté de prescrire dans ses différentes
instructions les limites qu’il convenait d’imposer à l’action des forces de
l’ordre. Il a dans le même temps créé un organisme de contrôle destiné à
s’assurer qu’en toutes circonstances ses directives sont respectées. C’est à
des commissions d’enquête [c’est nous qui soulignons], composées de hauts
fonctionnaires et d’officiers supérieurs que cette tâche a été confiée.
Chaque fois qu’une plainte est adressée soit au Cabinet du Ministre résidant,
soit à l’État-Major du Général Commandant Interarmes, ces commissions
mixtes se rendent sur place pour mener leur enquête. Munies de pouvoirs
étendus, elles entendent tous témoins, aussi bien civils que militaires et c’est
sur les conclusions qu’elles déposent, que l’autorité responsable est amenée à
statuer.
Il est permis de dire, au vu des dossiers constitués par ces commissions,
que dans la plupart des cas, les accusations formulées sont sans fondement et
que les actions reprochées à nos troupes sont l’œuvre de nos adversaires.
