Du terrorisme à la répression
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les rendent à peine perceptibles. D’autant que la rubrique confidentielle
« Rébellion et attentats » du gouvernement général est empreinte d’un
ton pessimiste pour plusieurs régions29 :
Oranie. Persistance de l’activité terroriste, dont les premières manifestations atteignent Mascara (nombreux incendies et fermes) et Saïda.
Les actions rebelles à caractère militaire sont prépondérantes ; menées par
des groupes étoffés, instruits, équipés d’armes lourdes, elles donnent lieu à des
engagements importants. Des embuscades nous causent des pertes sévères :
Tafaraoui, 26 tués, dont deux officiers.
Algérois. La zone d’insécurité s’étend, elle gagne tout le Nord du Chélif
jusqu’à la région côtière entre Ténès et Cherchell. Les chefs de fractions sont
abattus les uns après les autres : huit au cours du mois de juillet.
[•••]
Grande Kabylie. Manifestation soutenue de la présence rebelle : 170 sabotages, 100 harcèlements de postes, 80 attentats.
La situation est en aggravation sensible, notamment en bordure ouest vers
Ménerville et Palestro.
Le 15 juillet, avec la complicité d’un goumier [ce n’est pas l’exception...],
les hors-la-loi s’emparent de l’armement du poste SAS de Thiers.
Petite Kabylie. Reprise de l’activité rebelle, notamment entre Sidi Aïch et
Seddouk. Le 3 juillet, la population et le bétail des villages Souk el-Djemma
et Aït ou Salah sont enlevés.
Nord-Constantinois. Emprise tenace des hors-la-loi dans le massif de Collo ; à deux reprises des attentats à la grenade sont commis dans ce centre.
[...]
Une heureuse opération de nos forces près de Fredj M’Zala coûte 30 tués
aux rebelles. À Constantine, nette régression des attentats.
Est-Constantinois. [...]
Le 18 juillet, 22 Musulmans sont enlevés au Kouif.
Les informations les plus alarmantes viennent de l’Ouest — et du
Sud — Constantinois : « Reprise du terrorisme urbain à Sétif, Tebessa.
Dans la zone Batna-Biskra, les rebelles prennent l’initiative par un
effort soutenu. »
Un sabotage qui a de quoi inquiéter par ses conséquences ; le réseau
ferroviaire est de plus en plus menacé :
Le 15 juillet, le train Batna-Biskra saute sur une mine : 10 tués, 13 blessés,
dégâts importants.
Les Aurès-Nementchas sont toujours fortement tenus par les forces
adverses.
Territoires du Sud. Dans le Sud-Oranais, l’effort des bandes rebelles revêt
un caractère militaire ; attaques de train, investissement de marchés , il s applique notamment autour d’Aïn-Seffa, avec tendance à s étendre à 1 est.
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