70 LA VIE ET LA MORT DES CORAUX
deux équipes entre 50 et 70 mètres de fond et ils prélèvent des fragments de
la paroi de la falaise à des profondeurs et à des emplacements soigneusement
localisés.
Pour témoigner notre gratitude à « Didi », le ministre maldivien, qui
nous a rendu beaucoup de services en intervenant en notre faveur auprès
des pêcheurs locaux, Bébert l’emmène en plongée dans notre soucoupe
SP 350. Notre ami remonte enthousiasmé. Cet aristocrate de la mer a la
révélation des profondeurs. Il en était tout à fait digne.
Notre photographe Ludwig Sillner continue de susciter l’admiration
générale. Il ne quitte son campement du spardeck que pour plonger vêtu
d’un maillot rouge et blanc, avec tous ses appareils autour du cou. Il prétend
que c’est le meilleur camouflage. Les poissons de coraux, dit-il, ont moins
peur de lui lorsqu’il est dans cette tenue et ne le fuient pas. C’est surtout
un photographe sous-marin particulièrement acharné et il est capable de
rester des heures dans l’eau, à l’affût des images.
Pendant les premières semaines passées aux Maldives, il faut bien
avouer que nous avons été — non pas désappointés — mais déconcertés par
ce que nous avons vu. Les plongeurs étaient bien loin de s’en plaindre,
puisque c’était justement ce « dépaysement » à l’intérieur de l’eau que nous
avions espéré et que nous étions venus chercher bien loin, sur cette Calypso
privée de la moitié de ses moyens et qui se traînait sur l’eau depuis la rupture
d’un arbre porte-hélice.
L'approche d'un plongeur fait disparaître dans le sable les Hétéroconger que les Anglais appellent
des anguilles de jardin.
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t
deux équipes entre 50 et 70 mètres de fond et ils prélèvent des fragments de
la paroi de la falaise à des profondeurs et à des emplacements soigneusement
localisés.
Pour témoigner notre gratitude à « Didi », le ministre maldivien, qui
nous a rendu beaucoup de services en intervenant en notre faveur auprès
des pêcheurs locaux, Bébert l’emmène en plongée dans notre soucoupe
SP 350. Notre ami remonte enthousiasmé. Cet aristocrate de la mer a la
révélation des profondeurs. Il en était tout à fait digne.
Notre photographe Ludwig Sillner continue de susciter l’admiration
générale. Il ne quitte son campement du spardeck que pour plonger vêtu
d’un maillot rouge et blanc, avec tous ses appareils autour du cou. Il prétend
que c’est le meilleur camouflage. Les poissons de coraux, dit-il, ont moins
peur de lui lorsqu’il est dans cette tenue et ne le fuient pas. C’est surtout
un photographe sous-marin particulièrement acharné et il est capable de
rester des heures dans l’eau, à l’affût des images.
Pendant les premières semaines passées aux Maldives, il faut bien
avouer que nous avons été — non pas désappointés — mais déconcertés par
ce que nous avons vu. Les plongeurs étaient bien loin de s’en plaindre,
puisque c’était justement ce « dépaysement » à l’intérieur de l’eau que nous
avions espéré et que nous étions venus chercher bien loin, sur cette Calypso
privée de la moitié de ses moyens et qui se traînait sur l’eau depuis la rupture
d’un arbre porte-hélice.
L'approche d'un plongeur fait disparaître dans le sable les Hétéroconger que les Anglais appellent
des anguilles de jardin.
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