Un Pygoplithes diacanthus
(poisson-ange) et un Zancle
que les plongeurs de la Calypso appellent poisson-radio.
Les requins suivent les bonites et les attrapent à pleine gueule. Une
scène d’une violence, d’une cruauté presque insoutenables.
Hélas, cinq minutes plus tard, Laban consterné m’annonce que seule
la caméra de 25 mm a marché ; c’est-à-dire que nous n’avons que des gros
plans. Il faut recommencer.
C’est ce que nous faisons le 1er avril, peut-être avec un peu moins de
bonites à la fois sur l’écran, mais quand même nous tournons deux bobines
et la séquence est dans la boîte.
Bébert plonge en soucoupe sur la face Ouest de l’île parmi d’énormes
éventails de Gorgones et il traverse un banc serré de « poissons radios », les
Zancles à la nageoire dorsale démesurée ressemblant à une antenne d’automobile. Entre 50 et 60 mètres, il repère un ancien « trottoir »* : des falaises
creusées de grottes qui sont parfois profondes de 3 à 4 mètres et qui ont
peut-être été creusées jadis par une agitation de surface. Comme si autrefois,
à une époque ancienne, il y avait eu là un niveau marin, 50 mètres en
dessous de celui d’aujourd’hui. Ce serait un rivage « fossile ».
Constatations importantes qui seront à vérifier dans d’autres régions de
l’Océan Indien.
Afin de recueillir des échantillons de coraux que nous enverrons à
Monaco pour analyse, je décide d’organiser une plongée en scaphandre sur
la face Nord, selon un programme strict. Quatre plongeurs se succèdent en
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