Un hydraire en forme de
fougère au milieu des coraux.
La caméra nous trahit
Le matin nous avons filmé cette pêche qui nous a passionnés. Dans
l’après-midi, j’en viens à penser qu’il y aurait encore mieux à faire. Montrer
les pêcheurs alifuriens au travail, c’est bien, mais si nous pouvions aussi
filmer les plans sous-marins correspondants : montrer la furie et la folie de
ces bonites qui se jettent sur les crochets et se font prendre si rapidement,
ce serait formidable ! Comment faire ?
— Marcelin, peut-on alimenter un ensemble indépendant de télévision
sous-marine dans un chaland ? Se servir du petit groupe électrogène ?... Oui.
Nous fixerons sous le chaland la caméra de télévision sous-marine,
braquée vers l’arrière, plus deux caméras, la caméra « grand angle » et la
caméra « normale ».
Toute la nuit on improvise, on bricole et à 3 heures du matin tout
est prêt.
Grâce à Hassan nous obtenons que l’un des bateaux de pêche prenne
à couple le chaland qui porte nos caméras. Le dispositif fonctionne. Les
bateaux font une pêche de bonites formidable. Sur l’écran de télé, le
spectacle est extraordinaire : 30 à 40 bonites frénétiques apparaissent à la
fois, les poissons sont ferrés sans cesse et disparaissent à travers le « plafond »
argenté, la surface.
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