Nos plongeurs réussissent à dégager le gouvernail et à arrimer l'hélice qui pèse 200 kg.
Ils brident l’hélice sur la chaise arrière par des élingues... A 3 heures 45 du
matin, comme un oiseau blessé, la Calypso remet en route sur un moteur,
à 6 nœuds et demi.
Cette avarie, c’est pour nous tous un drame et il m’affecte plus que
je n’ose le dire à tous mes camarades. Nous sommes au milieu de l’Océan
Indien, à mi-chemin maintenant des Maldives. Mieux vaut continuer. Il
n’est pas question de faire demi-tour pour l’instant. Mais jusqu’où pourronsnous aller dans de pareilles conditions, sur un seul moteur ? Il faut à tout
prix que nous explorions ce monde du corail au voisinage des Indes : je
sais qu’il diffère des formations coralliennes de Mer Rouge et de celles des
Caraïbes. Chaque jungle a ses caractéristiques propres.
Nous nous traînons sur la mer à cinq nœuds. Pour nous, c’est du
temps perdu que cette navigation de surface. Nous traversons avec une
lenteur désespérante ce morceau d’Océan Indien plombé, hostile et où la
Calypso me paraît si petite. Mais patience. Après tout, le temps nous
importe peu puisque nous sommes partis pour un voyage sans fin. Ce qui
compte, c’est ce que nous réussirons à voir dans la mer, lorsque nous serons
aux Maldives.
Ils brident l’hélice sur la chaise arrière par des élingues... A 3 heures 45 du
matin, comme un oiseau blessé, la Calypso remet en route sur un moteur,
à 6 nœuds et demi.
Cette avarie, c’est pour nous tous un drame et il m’affecte plus que
je n’ose le dire à tous mes camarades. Nous sommes au milieu de l’Océan
Indien, à mi-chemin maintenant des Maldives. Mieux vaut continuer. Il
n’est pas question de faire demi-tour pour l’instant. Mais jusqu’où pourronsnous aller dans de pareilles conditions, sur un seul moteur ? Il faut à tout
prix que nous explorions ce monde du corail au voisinage des Indes : je
sais qu’il diffère des formations coralliennes de Mer Rouge et de celles des
Caraïbes. Chaque jungle a ses caractéristiques propres.
Nous nous traînons sur la mer à cinq nœuds. Pour nous, c’est du
temps perdu que cette navigation de surface. Nous traversons avec une
lenteur désespérante ce morceau d’Océan Indien plombé, hostile et où la
Calypso me paraît si petite. Mais patience. Après tout, le temps nous
importe peu puisque nous sommes partis pour un voyage sans fin. Ce qui
compte, c’est ce que nous réussirons à voir dans la mer, lorsque nous serons
aux Maldives.
